Le braqueur nîmois Dominique Delattre remis en liberté après 26 années de cavale

Après plus de deux décennies de cavale, Dominique Delattre, braqueur originaire de Nîmes, a été arrêté fin juin à Séville, en Espagne.

Modifié : 10h08

Le braqueur nîmois Dominique Delattre remis en liberté après 26 années de cavale

Arrêté fin juin à Séville, l'homme de 64 ans a été placé sous contrôle judiciaire après 13 jours de détention et sera rejugé devant une cour d'assises.

 

Après plus d'un quart de siècle de cavale, Dominique Delattre, l'un des fugitifs français les plus recherchés par Europol, avait été arrêté en Espagne avant d'être rapatrié en France. Ce jeudi 23 juillet 2026, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier a décidé de le remettre en liberté sous contrôle judiciaire, contre l'avis du parquet général. Il devra toutefois être rejugé pour le braquage d'un fourgon blindé commis en 1997.

Âgé de 64 ans, Dominique Delattre, surnommé « la Vioque » dans le milieu du grand banditisme, a retrouvé la liberté ce jeudi 23 juillet 2026, treize jours après son incarcération en France. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier a ordonné sa remise en liberté, malgré l'opposition du parquet général, lui permettant de comparaître libre lors de son futur procès.

Son parcours criminel remonte à l'attaque à main armée d'un fourgon blindé survenue le 3 octobre 1997 dans l'Hérault. Lors de ce braquage, lui et plusieurs complices avaient gravement blessé un convoyeur de fonds. Selon les informations rapportées par plusieurs sources, les faits se sont déroulés à Vendargues, près de Montpellier.

Condamné à vingt ans de réclusion criminelle, Dominique Delattre avait purgé trois années à la maison d'arrêt de Nîmes avant de s'évader le 25 août 2000 avec l'un de ses compagnons de détention. Les deux hommes avaient escaladé un grillage avant d'utiliser des échelles de corde fournies par des complices pour franchir le mur d'enceinte. Leur fuite s'était ensuite poursuivie à bord d'une Peugeot 406 volée, aperçue pour la dernière fois sur l'aire d'autoroute de Milhaud, sur l'A9. Son passé judiciaire comprend également une cinquantaine de braquages de banques et plusieurs évasions.

Après plusieurs années d'investigations, les enquêteurs de la police judiciaire française sont parvenus à localiser le fugitif en exploitant notamment la ligne téléphonique d'un de ses proches. Ce travail d'enquête les a progressivement conduits jusqu'à sa cachette située en Espagne.

Dominique Delattre a finalement été interpellé le 24 juin 2026 par les forces de l'ordre espagnoles dans la province de Séville, mettant un terme à vingt-six années de fuite. Au moment de son arrestation, il figurait parmi les quarante fugitifs les plus recherchés d'Europe.

Rapatrié en France puis incarcéré, Dominique Delattre a finalement été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Il n'est pas placé sous bracelet électronique, mais reste soumis aux obligations fixées par la justice.

Son avocat, Jean-Charles Teissedre, décrit un homme très différent de l'image associée à son passé : « C'est un homme métamorphosé par rapport à l'image qu'on pouvait donner de lui, de ce qui a été sa vie réellement », ajoutant qu'il s'agit désormais d'un homme fatigué dont la vie de braqueur appartient au passé.

Cette remise en liberté ne met toutefois pas un terme à la procédure judiciaire. Condamné par contumace à vingt ans de réclusion criminelle pour le braquage de 1997, Dominique Delattre devra être rejugé devant la cour d'assises de l'Hérault.