Saint-Martin-de-Crau : un grand-père condamné à 18 mois pour des agressions sexuelles incestueuses

Près de dix ans après les premiers faits dénoncés, la justice a reconnu la culpabilité d’un homme aujourd’hui âgé d’une soixantaine d’années, poursuivi pour des agressions sexuelles commises sur plusieurs jeunes filles de son entourage.

Modifié : 9h27

Saint-Martin-de-Crau : un grand-père condamné à 18 mois pour des agressions sexuelles incestueuses
Crédit : LaProvence

Plusieurs jeunes filles de son entourage familial avaient dénoncé des faits commis à Saint-Martin-de-Crau et à Istres.

 

Le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence a prononcé une peine aménagée sous bracelet électronique, accompagnée de plusieurs mesures de suivi et d’interdiction.

Près de dix ans après les premiers faits dénoncés, la justice a reconnu la culpabilité d’un homme aujourd’hui âgé d’une soixantaine d’années, poursuivi pour des agressions sexuelles commises sur plusieurs jeunes filles de son entourage. Parmi les victimes figurent notamment sa petite-fille, sa belle-petite-fille, sa nièce ainsi qu’une amie de cette dernière.

L’affaire trouve son origine dans des faits dénoncés dès 2017. Cette année-là, une jeune fille âgée de 12 ans avait passé une nuit chez une amie à Istres. Elle avait ensuite raconté avoir subi des attouchements sexuels de la part du grand-père de son amie. Les faits avaient été signalés dès le lendemain et une plainte avait été déposée.

Plusieurs années plus tard, une nouvelle plainte déposée en 2023 par une autre jeune femme de la famille est venue relancer les investigations. Elle a dénoncé des agressions qui auraient été commises à plusieurs reprises alors qu’elle était âgée de 9 à 11 ans. Selon son témoignage, la crainte que sa propre petite sœur puisse être confrontée à des faits similaires l’a finalement poussée à prendre la parole.

Au fil de la procédure, d’autres témoignages sont venus évoquer des comportements comparables envers plusieurs jeunes filles. Les faits dénoncés se seraient déroulés à Saint-Martin-de-Crau et à Istres, sur une période couvrant plusieurs années.

Des faits en partie reconnus

Lors de l’audience devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence, le prévenu a reconnu une partie des gestes qui lui étaient reprochés. Il a toutefois contesté ou minimisé certains des faits évoqués par les victimes.

Après l’examen du dossier et des différents témoignages, le tribunal a retenu sa culpabilité et l’a condamné à 18 mois d’emprisonnement. La peine sera aménagée sous bracelet électronique, plutôt qu’exécutée sous la forme d’une incarcération immédiate en établissement pénitentiaire.

La décision prévoit également un suivi sociojudiciaire pendant cinq ans, accompagné d’une obligation de soins. Le condamné a par ailleurs interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs.

Le tribunal lui interdit également d’entrer en relation avec les victimes pendant trois ans. Il devra en outre les indemniser. Son inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV) a également été ordonnée.

Une affaire qui souligne la difficulté de parler

Au-delà de la décision judiciaire, cette affaire met en lumière la difficulté, pour les victimes de violences sexuelles commises dans un cadre familial ou proche, de mettre des mots sur les faits et de les dénoncer. Dans ce dossier, plusieurs années se sont écoulées entre les premiers signalements et la reprise des investigations à la suite d’une nouvelle plainte.

La succession des témoignages a notamment permis de faire apparaître des faits similaires concernant plusieurs jeunes filles. Une situation qui rappelle l’importance de pouvoir être entendu et accompagné lorsque des violences sexuelles sont révélées, particulièrement lorsqu’elles concernent des mineurs et interviennent dans un environnement familial.

La condamnation prononcée par le tribunal d’Aix-en-Provence vient ainsi clore le volet judiciaire de cette affaire, avec une peine assortie de mesures destinées à prévenir tout nouveau contact avec des mineurs et à protéger les victimes.