Carburants : les ruptures gagnent du terrain dans les Bouches-du-Rhône

Les tensions se poursuivent dans les stations-service françaises. Après une hausse des ruptures au niveau national durant le week-end, plusieurs secteurs des Bouches-du-Rhône sont également concernés.

Modifié : 9h59

Carburants : les ruptures gagnent du terrain dans les Bouches-du-Rhône
Crédit : Alexander Fox | PlaNet Fox de Pixabay

Marseille, Arles, Martigues, Fos-sur-Mer, Istres et Port-Saint-Louis-du-Rhône figurent parmi les secteurs concernés par des difficultés d’approvisionnement.

 

Les tensions se poursuivent dans les stations-service françaises. Après une hausse des ruptures au niveau national durant le week-end, plusieurs secteurs des Bouches-du-Rhône sont également concernés. Certaines stations manquent de gazole ou d’essence, sans pour autant être totalement à sec. Les autorités suivent la situation de près et invitent les automobilistes à éviter les achats de précaution.

Une situation qui se tend après le week-end

Les difficultés d’approvisionnement en carburants progressent dans plusieurs régions françaises. Selon les données du ministère de l’Économie, 15 % des stations-service étaient en rupture d’au moins un carburant le 20 septembre, contre 11 % deux jours auparavant. Le relevé officiel du 21 septembre à 9 heures faisait encore état de 14 % de stations en difficulté en Provence-Alpes-Côte d’Azur, contre 15 % la veille.

Dans les Bouches-du-Rhône, la situation est particulièrement surveillée. Des difficultés étaient signalées lundi dans plusieurs secteurs du département, notamment autour de Marseille et Aix-en-Provence, mais aussi à Arles, Salon-de-Provence, Martigues, Fos-sur-Mer, Istres, Vitrolles, Port-de-Bouc et Port-Saint-Louis-du-Rhône.

La situation reste toutefois très variable d'une station à l'autre. Une rupture ne signifie pas nécessairement qu'une station ne dispose plus d'aucun carburant. Il peut s'agir d'un seul produit indisponible, comme le gazole, le SP95, le SP98, l'E10 ou l'E85. Les informations peuvent par ailleurs évoluer rapidement en fonction des livraisons et des mises à jour effectuées par les exploitants.

Le traditionnel effet du week-end

La hausse des difficultés observée en début de semaine peut en partie s'expliquer par le fonctionnement habituel de l'approvisionnement. Le week-end, la demande augmente avec les déplacements tandis que les livraisons sont moins nombreuses. Les réserves peuvent donc être davantage sollicitées avant le retour des camions-citernes en début de semaine.

Le gouvernement souligne également que les tensions logistiques sont accentuées dans certaines stations par un afflux de consommateurs, notamment dans les réseaux pratiquant des prix plafonnés. Lors du Conseil des ministres du 16 septembre, l'exécutif indiquait ainsi qu'environ une station sur dix avait connu des difficultés sur au moins un carburant, tout en précisant que les chaînes logistiques fonctionnaient sans difficulté majeure.

Cette situation explique pourquoi une station peut être temporairement en rupture avant d'être réapprovisionnée quelques heures plus tard.

Pas de pénurie généralisée annoncée

Malgré la multiplication des signalements, les autorités continuent d'écarter à ce stade le scénario d'une pénurie généralisée. Le gouvernement appelle les automobilistes à ne pas céder à l'inquiétude et à éviter les pleins de précaution, susceptibles d'accélérer les ruptures ponctuelles.

Le site officiel prix-carburants.gouv.fr permet de consulter l'état d'approvisionnement des stations-service et de vérifier la disponibilité des différents carburants avant de prendre la route. L'État indique que l'approvisionnement d'environ 9 900 stations est suivi quotidiennement.

Pour les automobilistes des Bouches-du-Rhône, cette vérification peut donc permettre d'éviter un déplacement inutile vers une station qui ne disposerait plus du carburant recherché.

Une situation appelée à évoluer rapidement

Les chiffres restent susceptibles de changer d'une journée à l'autre. Les livraisons effectuées en début de semaine peuvent permettre de rétablir progressivement la disponibilité de certains carburants dans les stations touchées, tandis que de nouvelles ruptures peuvent apparaître ailleurs.

À l'échelle nationale, le suivi gouvernemental constitue donc le principal indicateur pour mesurer l'évolution de la situation. Dans les Bouches-du-Rhône comme ailleurs, les automobilistes sont invités à privilégier une consommation normale et à vérifier les disponibilités avant leur déplacement.