Bouches-du-Rhône : Martine Vassal et son directeur de cabinet placés en garde à vue dans une enquête pour corruption présumée
Martine Vassal et Marc Jolibois ont été placés en garde à vue le 13 octobre 2026 à Marseille. Retour sur l’enquête et les suites judiciaires possibles.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/Bw0nAKiNK0/image/Capture_d__cran_2026_10_15_1318291792063208668.png)
Martine Vassal en garde à vue à Marseille : ce que l’on sait de l’enquête
La présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, et son directeur de cabinet, Marc Jolibois, ont été placés en garde à vue mardi 13 octobre à Marseille. Selon les révélations de La Provence, tous deux ont été entendus dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des soupçons de détournement de fonds publics, de trafic d’influence et de corruption. Ils ont été remis en liberté sans poursuite à ce stade.
Une journée de garde à vue à Marseille
C’est une nouvelle étape dans une affaire judiciaire qui concerne directement la présidente du Département des Bouches-du-Rhône.
Selon les informations publiées ce jeudi 15 octobre par La Provence, Martine Vassal et Marc Jolibois ont passé la journée du mardi 13 octobre dans les locaux de la brigade financière de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS), à Marseille.
Les deux responsables ont été interrogés dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Marseille.
Ils sont ressortis libres, sans poursuite engagée à ce stade des investigations.
Cette précision est essentielle : une garde à vue ne constitue ni une mise en examen ni une reconnaissance de culpabilité. Elle permet aux enquêteurs d’entendre une personne dans le cadre d’investigations judiciaires.
Une enquête ouverte après le signalement d’un ancien agent
L’affaire remonte à plusieurs mois.
En février 2025, le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire portant notamment sur des soupçons de détournement de fonds publics, de trafic d’influence et de corruption.
À l’origine de cette procédure figure un signalement effectué par Erwan Davoux, ancien agent du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône.
Celui-ci a dénoncé plusieurs pratiques qu’il estime irrégulières dans le fonctionnement de la collectivité.
Ses accusations concernent notamment :
- Des voyages à l’étranger financés par la collectivité, dont il conteste l’intérêt public.
- Les conditions d’attribution de certaines subventions départementales.
- Une possible situation de conflit d’intérêts concernant les relations entre la présidente du Département et son directeur de cabinet.
Ces éléments constituent des accusations faisant l’objet d’investigations. Leur réalité et leur éventuelle qualification pénale restent à établir.
Des perquisitions au Département et à la Métropole
Le 22 septembre 2025, les enquêteurs avaient déjà procédé à plusieurs perquisitions.
Les opérations avaient notamment concerné les locaux du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, ceux de la Métropole Aix-Marseille-Provence ainsi que les domiciles de Martine Vassal et de Marc Jolibois.
Ces investigations avaient été révélées et documentées par plusieurs médias, dont Le Monde et Marsactu.
La garde à vue du 13 octobre 2026 constitue donc une nouvelle étape dans une procédure engagée depuis plus d’un an.
Des investigations distinctes à ne pas confondre
Le dossier judiciaire comporte plusieurs volets.
Erwan Davoux, à l’origine du signalement, est lui-même concerné par une autre procédure portant sur des accusations de chantage et de provocation à la haine raciale.
Par ailleurs, d’autres investigations financières ont concerné le Département et la Métropole, notamment des perquisitions réalisées en juin 2026 dans le cadre d’une enquête du Parquet national financier.
Il convient de distinguer ces différentes procédures, dont les objets et les autorités judiciaires saisies ne sont pas nécessairement identiques.
Quelles suites judiciaires ?
À ce stade, la remise en liberté de Martine Vassal et de Marc Jolibois ne signifie pas que l’enquête est terminée.
Le parquet peut poursuivre les investigations, ordonner de nouveaux actes d’enquête ou décider ultérieurement des suites à donner au dossier.
Contacté par La Provence, l’avocat de Martine Vassal n’a pas souhaité commenter ces nouvelles informations. Le parquet de Marseille n’a pas davantage réagi auprès du quotidien.
Martine Vassal et Marc Jolibois bénéficient pleinement de la présomption d’innocence.
Cette affaire concerne une collectivité majeure pour les habitants des Bouches-du-Rhône, notamment en matière de solidarité, de collèges, de routes et de soutien aux communes.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/radiocamargue/images/logo_AXUqhdE2WX.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/Bw0nAKiNK0/image/choisir_autoradio_android_voiture_6572_768x5121792055236107-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/Bw0nAKiNK0/image/conceptos_de_la_ia_jpg1791987810548-format1by1.webp)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/Bw0nAKiNK0/image/t_500x3001791986354462-format1by1.jpeg)