Ligne à très haute tension entre le Gard et Fos-sur-Mer : tensions autour du tracé en Camargue

Le maire d’Arles, Patrick de Carolis, exprime son opposition au tracé actuel de la future ligne à très haute tension entre le Gard et Fos-sur-Mer, estimant que le projet ne doit pas se faire au détriment de la Camargue, alors que l’État confirme son importance pour la transition énergétique.

Modifié : 18 juin 2026 à 11h52

Ligne à très haute tension entre le Gard et Fos-sur-Mer : tensions autour du tracé en Camargue

Patrick de Carolis s’oppose au projet actuel, tandis que des inquiétudes émergent sur l’impact environnemental et la candidature UNESCO du territoire

 

Le maire d’Arles, Patrick de Carolis, monte au créneau contre le tracé actuel de la future ligne à très haute tension entre le Gard et Fos-sur-Mer. S’il reconnaît la nécessité de sécuriser l’alimentation électrique et d’accompagner la transition énergétique, il refuse que le projet se fasse au détriment de la Camargue. Le président de la République a confirmé la nécessité de cette ligne et souhaite sa mise en service d’ici 2029.

Dans ce contexte, l’association « La Camargue à l’Unesco » alerte sur les conséquences possibles de cette infrastructure pour le territoire. Selon elle, la ligne aérienne de 400 000 volts et ses 180 pylônes traversant la Camargue et la Crau pourraient compromettre la candidature de la Camargue au patrimoine mondial de l’Unesco, déposée en 2024.

L’association met également en avant les risques de dégradation des paysages et les impacts potentiels sur la biodiversité, notamment pour les oiseaux migrateurs présents dans la zone.