Feria du Riz 2026 à Arles : une édition réussie entre soleil, ferveur populaire et grands moments taurins
Arles a refermé dimanche 13 septembre une nouvelle édition de sa Feria du Riz, ouverte officiellement dès le jeudi 10 septembre
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Après quatre jours de festivités, la Feria du Riz confirme son attractivité avec une ville animée, des arènes au rendez-vous et une Goyesque particulièrement spectaculaire.
Arles a refermé dimanche 13 septembre une nouvelle édition de sa Feria du Riz, ouverte officiellement dès le jeudi 10 septembre. Sous une météo particulièrement favorable, la ville a vécu plusieurs jours au rythme des peñas, bodegas, animations taurines, concerts et rendez-vous dans les arènes. Le premier bilan fait état d’une fréquentation des spectacles taurins globalement similaire à celle de 2025, d’une activité hôtelière soutenue et d’un week-end sans incident grave. Parmi les images fortes de cette édition, la Corrida Goyesque du samedi, marquée par le triomphe d’Andrés Roca Rey et de Marco Pérez, restera sans doute comme le grand temps fort de la Feria du Riz 2026.
Une Feria lancée sous le soleil
La fête avait officiellement débuté jeudi 10 septembre, place de la République, avec la traditionnelle cérémonie d’ouverture. Sous un soleil doux, toreros, raseteurs et représentants du monde des traditions se sont retrouvés pour donner le coup d’envoi de cette édition. La Ville avait choisi d’ouvrir les festivités un jour plus tôt que lors des années précédentes, permettant notamment au public et aux familles de profiter plus largement de l’ambiance de la Feria.
La météo aura ensuite largement accompagné les festivités. Ciel dégagé, chaleur et conditions favorables ont permis aux animations en plein air, aux terrasses, aux bodegas et aux différents rendez-vous taurins de se dérouler dans une atmosphère particulièrement estivale.
Une donnée loin d’être secondaire pour une manifestation dont une grande partie se vit dans les rues. Pendant plusieurs jours, le centre historique a ainsi retrouvé les ingrédients qui font l’identité des Ferias arlésiennes : musique, rassemblements populaires, animations taurines et soirées prolongées dans les établissements festifs.
Une ville entière plongée dans l’ambiance
La Feria du Riz ne se limite pas aux spectacles proposés dans l’amphithéâtre. Son autre force réside dans la capacité à investir l’ensemble de la ville.
Lâchers de taureaux, capeas, taureau-paille, taureau-piscine, animations des peñas, concerts et rendez-vous gratuits ont rythmé les journées. Le Comité de la Feria avait notamment proposé plusieurs animations taurines en ville, tandis que huit bodegas ont participé à l’édition, avec notamment l’arrivée d’une nouvelle adresse à l’Hôtel du Viguier.
La nouveauté du taureau-piscine a notamment rencontré son public. Du côté des bodegas, la nouvelle adresse de l’Hôtel du Viguier aurait attiré environ 4 000 personnes sur le week-end, selon le bilan présenté par la municipalité.
L’ambiance s’est également prolongée jusque dans les rues et sur les places, donnant à Arles des airs de grande fête populaire durant plusieurs jours.
La Goyesque, grand moment de la Feria 2026
S’il fallait retenir une seule image de cette édition, ce serait probablement celle de la Goyesque du samedi 12 septembre.
Dans un amphithéâtre quasiment plein, environ 9 500 billets ont été comptabilisés pour ce rendez-vous, selon le bilan communiqué après la Feria. Le cartel réunissait Juan Ortega, Andrés Roca Rey et Marco Pérez face à des toros principalement issus de Jandilla.
Cette année, la scénographie avait été confiée à l’artiste Arsène Welkin. L’artiste arlésien avait imaginé un décor fortement coloré, nourri par les références méditerranéennes, camarguaises et taurines, donnant à la piste une dimension artistique particulièrement visible.
Sur la piste, la corrida a tenu ses promesses.
Juan Ortega a obtenu une oreille à son premier toro avant de rester silencieux face au second. Marco Pérez a coupé deux oreilles à son premier adversaire, tandis qu’Andrés Roca Rey a réalisé le grand triomphe de l’après-midi avec une oreille puis deux oreilles et la queue. Les deux matadors sont finalement sortis par la grande porte.
Le moment le plus spectaculaire est intervenu lorsque Roca Rey a été violemment accroché par son second toro. Après cette impressionnante frayeur, le matador péruvien est revenu au combat et a livré une prestation qui a fait basculer les arènes dans l’enthousiasme. La Ville d’Arles évoque ainsi une « Goyesque pour l’histoire », tandis que les comptes rendus spécialisés soulignent l’intensité de sa prestation.
Une fréquentation des arènes stable
Au-delà du succès de la Goyesque, les chiffres disponibles dessinent une fréquentation globalement comparable à celle de l’édition précédente.
Selon le bilan présenté après la Feria, les trois journées taurines ont réuni environ 2 800 spectateurs pour la course camarguaise du vendredi, 9 500 pour la Goyesque du samedi, 1 500 pour la novillada sans picadors du dimanche matin et 3 200 pour la corrida de clôture dimanche après-midi.
La fréquentation totale des arènes apparaît ainsi globalement stable par rapport à 2025. La Goyesque demeure clairement le moteur de la fréquentation taurine, tandis que la course camarguaise du vendredi et la corrida dominicale affichent des niveaux plus modestes.
Ce contraste n’empêche pas les organisateurs de retenir la qualité de la programmation comme l’un des points forts de cette édition.
Des retombées visibles pour l’activité locale
L’impact de la Feria dépasse également largement le cadre des arènes.
Hôtels, restaurants, cafés, commerces et établissements festifs bénéficient directement de l’afflux de visiteurs. Sur un premier panel de 17 établissements, le taux d’occupation hôtelier a atteint environ 90 % le vendredi et près de 100 % le samedi, selon les données présentées lors du bilan.
Ces chiffres témoignent d’une activité soutenue pendant le week-end, dans un contexte où les professionnels du tourisme sortaient d’une saison estivale jugée plus compliquée.
La fréquentation de l’Office de tourisme a toutefois reculé de 13,8 % sur ces trois jours. Selon l’analyse présentée lors du bilan, cette évolution pourrait notamment s’expliquer par une clientèle davantage française et donc moins susceptible de fréquenter l’Office de tourisme.
La Feria reste ainsi un rendez-vous important pour l’économie locale, même si les données disponibles ne permettent pas encore de chiffrer précisément l’ensemble des retombées économiques.
Plus de 200 agents mobilisés en coulisses
Une telle manifestation ne pourrait fonctionner sans une organisation importante en matière de sécurité, de propreté et de logistique.
La Ville d’Arles avait annoncé la mobilisation d’environ 200 agents municipaux durant le week-end. Services techniques, nettoiement, espaces verts, événementiel, police municipale et centre de supervision urbain ont été mobilisés pour accompagner les festivités.
La propreté constituait notamment un enjeu quotidien. Sept balayeuses ont été mobilisées chaque nuit dès 4 heures du matin afin de nettoyer les rues après les soirées de fête et avant la reprise des activités.
La police municipale a également assuré une présence continue, avec des patrouilles sur les principaux secteurs festifs, la sécurisation des animations taurines, la surveillance du stationnement et un dispositif renforcé de vidéoprotection.
Le bilan de sécurité communiqué après le week-end fait état d’une ambiance globalement calme et festive, sans incident grave. Quelques bagarres en fin de soirée ont toutefois été signalées. Une centaine de personnes issues notamment de la police nationale, de la police municipale, de la gendarmerie et des CRS ont participé au dispositif de sécurité.
Une identité camarguaise toujours au cœur de l'événement
Au fil des éditions, la Feria du Riz a conservé un positionnement singulier dans le calendrier arlésien. Associée à la rentrée et aux traditions du territoire, elle mêle tauromachie, course camarguaise, musique, culture populaire et convivialité.
Son nom rappelle également son lien historique avec la riziculture camarguaise. Aujourd’hui encore, l’événement contribue à mettre en avant cet univers fait de taureaux, de chevaux, de traditions et de culture provençale et camarguaise.
La Goyesque illustre parfaitement cette volonté de croiser les disciplines. La tauromachie y rencontre chaque année la création artistique et la musique, dans un décor imaginé spécialement pour l’amphithéâtre. En 2026, la signature d’Arsène Welkin a renforcé cette dimension artistique.
Une édition 2026 largement réussie
Au lendemain de la Feria, les premiers éléments dressent donc un bilan positif.
Météo favorable, rues animées, fréquentation hôtelière soutenue, animations populaires nombreuses, absence d’incident grave et surtout une Goyesque particulièrement spectaculaire : les ingrédients étaient réunis pour une édition réussie.
Avec environ 9 500 spectateurs pour la corrida phare et une fréquentation globale des arènes comparable à celle de 2025, la Feria du Riz conserve une place importante dans le calendrier événementiel arlésien.
Quelques réserves subsistent toutefois, notamment sur la fréquentation de certains rendez-vous taurins. La course camarguaise du vendredi et la corrida du dimanche ont attiré moins de public que la Goyesque, tandis que l’Espace Toros devra encore trouver les moyens de renforcer son attractivité en journée.
Reste l’essentiel : pendant plusieurs jours, Arles a vécu au rythme de sa Feria, entre traditions, musique, fête populaire et grands rendez-vous taurins. Et avec une Goyesque marquée par le spectaculaire triomphe de Roca Rey et Marco Pérez, l’édition 2026 aura incontestablement laissé quelques images fortes dans les mémoires.
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