[Économie] Les syndicats de Fibre Excellence appellent le gouvernement à réagir face à l’urgence industrielle

Les syndicats de Fibre Excellence demandent une réaction rapide du gouvernement après le placement de l’entreprise en redressement judiciaire.

Modifié : 16h28

[Économie] Les syndicats de Fibre Excellence appellent le gouvernement à réagir

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise cherche un repreneur tandis que les salariés redoutent toujours une liquidation

 

Les syndicats de Fibre Excellence demandent une réaction rapide du gouvernement après le placement de l’entreprise en redressement judiciaire. Si une période d’observation de six mois offre un répit, l’inquiétude demeure pour les 670 salariés et pour l’ensemble de la filière bois du quart sud-est.

Les syndicats de Fibre Excellence montent au créneau pour réclamer une intervention de l’État. Placée en redressement judiciaire, l’entreprise dispose désormais d’une période d’observation de six mois afin de rechercher un repreneur.

Une décision accueillie comme un soulagement par les représentants du personnel, même si la menace d’une liquidation judiciaire reste bien réelle. Fibre Excellence possède les dernières usines françaises de pâte à papier, un secteur stratégique pour l’industrie nationale.

L’entreprise emploie 670 salariés répartis sur deux sites : à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, et à Saint-Gaudens, en Haute-Garonne. À Tarascon, l’usine est actuellement à l’arrêt, renforçant les inquiétudes locales.

Les syndicats réclament désormais l’organisation d’une table ronde à Matignon afin de préserver la production française de pâte à papier. Ils pointent plusieurs causes à la crise actuelle : la concurrence étrangère, la hausse des coûts et un modèle économique fragilisé.

Au-delà des emplois directs, c’est aussi toute la filière bois du quart sud-est qui se retrouve sous tension. Très dépendante du site de Tarascon, elle pourrait subir d’importantes conséquences en cascade pour de nombreuses entreprises.

Les représentants du personnel ont par ailleurs pu rencontrer hier la conseillère à l’Industrie d’Emmanuel Macron, dans l’espoir d’obtenir des réponses rapides face à cette situation critique.