À Arles, la déviation de la D35 va enfin entrer en chantier, 44 ans après les premières réflexions
C’est un projet qui aura traversé plus de quatre décennies de procédures et de discussions.
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Les travaux débuteront le 6 octobre pour créer une nouvelle liaison entre les quartiers sud et Fourchon et détourner une partie du trafic, notamment celui des poids lourds.
C’est un projet qui aura traversé plus de quatre décennies de procédures et de discussions. À Arles, les travaux de déviation de la D35 doivent débuter le 6 octobre 2026. Cette nouvelle liaison d’environ deux kilomètres doit permettre de mieux relier les quartiers sud au secteur de Fourchon, tout en éloignant une partie du trafic de transit du tissu urbain. La mise en service est annoncée pour le début de l’année 2030.
Un projet imaginé dès 1982
Le projet est loin d’être nouveau. Les premières réflexions autour de cette liaison remontent à 1982. Depuis, le dossier a connu de nombreuses étapes et plusieurs années de procédures avant d’aboutir au lancement concret du chantier.
Aujourd’hui, la D35 supporte un trafic important. Selon les données communiquées autour du projet, environ 10 500 à 11 000 véhicules y circulent chaque jour, dont un peu plus d’un millier de poids lourds en provenance notamment de Fos-sur-Mer et de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Une partie de ce trafic traverse actuellement les quartiers sud d’Arles.
La future déviation doit précisément permettre de détourner une partie de ces flux et de réduire la circulation de transit dans les secteurs urbains concernés.
Une nouvelle liaison entre les quartiers sud et Fourchon
Le futur tracé reliera le rond-point des Allèges, à proximité du pont Van Gogh, au secteur de Fourchon et de l'hôpital. L'objectif est double : améliorer les conditions de circulation pour les automobilistes et offrir une liaison plus directe aux habitants des quartiers sud.
Le secteur concerné représente entre 7 000 et 8 000 habitants. La nouvelle infrastructure doit notamment faciliter leurs déplacements vers Fourchon, l'hôpital et les équipements commerciaux.
Le projet présente également un enjeu en matière de sécurité. Une liaison plus directe doit permettre de faciliter les déplacements des véhicules de secours entre l'hôpital et les quartiers situés au sud de la ville.
Plus de dix ans de procédures
Si le projet a mis autant de temps à se concrétiser, c'est notamment en raison de la complexité des procédures administratives, foncières et environnementales.
Le chantier a nécessité différentes études et mesures liées à la protection de l'environnement, notamment en raison de la présence d'espèces protégées et du franchissement de plusieurs canaux. Les procédures environnementales ont ainsi constitué une étape importante avant le lancement des travaux.
Selon les informations publiées par Objectif Sud, ces démarches auraient représenté environ 11 années de procédures administratives, avec notamment des mesures de compensation écologique et des obligations liées à la loi sur l'eau.
Ces contraintes illustrent les enjeux auxquels sont confrontés les grands projets routiers dans un territoire où les questions de biodiversité et de gestion de l'eau occupent une place particulièrement importante. Des sources locales ont par ailleurs documenté ces dernières années l'importance des enjeux environnementaux autour d'Arles et de la Camargue.
Un investissement de près de 20 millions d'euros
Le Département des Bouches-du-Rhône assure seul le financement de cette opération. Le montant annoncé s'élève à 19,6 millions d'euros, soit près de 20 millions d'euros pour cette nouvelle liaison.
Le chantier doit commencer le 6 octobre 2026. La route, longue d'un peu moins de deux kilomètres, doit ensuite être mise en service au début de l'année 2030.
Pour les habitants des quartiers sud comme pour les usagers de la D35, l'échéance est donc désormais clairement fixée. Après plus de 40 ans d'attente, le projet quitte enfin le stade des études et des procédures pour entrer dans celui des travaux.
Un chantier attendu pour transformer les déplacements au sud d'Arles
Au-delà de la création d'une nouvelle route, la déviation de la D35 doit modifier la circulation dans une partie du sud d'Arles. L'objectif affiché est de mieux répartir les flux, de limiter le passage du trafic de transit dans les quartiers et d'améliorer les liaisons avec Fourchon.
Le chantier constitue ainsi une nouvelle étape dans l'évolution du réseau routier arlésien, alors que la question du contournement de la ville et de la circulation de transit reste un dossier majeur pour le territoire. Des documents publics consacrés aux différents scénarios d'aménagement du secteur intègrent d'ailleurs depuis plusieurs années la création d'une déviation de la D35.
Pour ce projet vieux de 44 ans, le calendrier est désormais connu : début des travaux le 6 octobre 2026 et objectif de mise en service début 2030. Une échéance qui marque, pour les habitants concernés, la concrétisation d'un dossier longtemps considéré comme une véritable arlésienne.
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