Nîmes lance une enquête sur le harcèlement de rue : des centaines de témoignages recueillis en quelques jours

La mobilisation est déjà importante. Quelques jours après son lancement, l'enquête en ligne mise en place par la Ville de Nîmes pour mieux comprendre le harcèlement de rue a recueilli des centaines de témoignages.

Modifié : 9h32

Nîmes lance une enquête sur le harcèlement de rue
Crédit : Yannick Lefrançois

La Ville souhaite mieux mesurer l'ampleur du phénomène afin d'adapter ses actions de prévention et de renforcer la sécurité des femmes dans l'espace public.

 

Depuis le lundi 27 juillet, les habitantes de Nîmes sont invitées à participer à une enquête anonyme consacrée au harcèlement de rue. Accessible en moins de cinq minutes, le questionnaire permet de recueillir les expériences vécues au cours de l'année écoulée et d'identifier les lieux, les horaires et les comportements auxquels les répondantes ont été confrontées dans l'espace public.

En seulement quelques jours, des centaines de femmes avaient déjà participé à cette démarche, témoignant d'une forte mobilisation autour de cette problématique.

À travers cette enquête, la municipalité souhaite mesurer plus précisément l'ampleur du harcèlement de rue sur son territoire afin de définir de nouvelles actions de prévention, de sensibilisation et d'accompagnement.

Les participantes qui le souhaitent pourront également prendre part à des ateliers de réflexion consacrés à la création d'un dispositif de raccompagnement en soirée destiné aux Nîmoises et aux habitantes de la métropole.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une hausse des signalements de harcèlement dans l'espace public. Selon l'application UMAY, spécialisée dans les alertes liées à la sécurité, les signalements de harcèlement ont augmenté de 30 % au niveau national depuis le début de la vague de chaleur estivale.

La Ville rappelle que le harcèlement de rue regroupe les propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste imposés à une personne dans l'espace public. Il peut s'agir notamment de remarques déplacées, de sifflements, de regards insistants, d'insultes, de gestes obscènes ou encore de suivis.

Depuis 2018, ces faits peuvent être sanctionnés au titre de l'outrage sexiste et sexuel.

Cette consultation s'inscrit dans la continuité des actions déjà menées par la Ville de Nîmes en faveur de la sécurité des femmes. Depuis 2021, le dispositif « Angela » permet à toute personne se sentant harcelée ou en insécurité de trouver refuge dans un commerce partenaire en demandant simplement : « Où est Angela ? ». Les établissements participants sont formés pour accueillir et mettre en sécurité les victimes le temps qu'elles puissent contacter un proche ou les secours.