[ SPORT - FOOTBALL ] Montée d'Arles-Avignon en Ligue 1 en 2010 : "J'étais trop pressé d'avoir des résultats" (Marcel Salerno)

25 mai 2020 à 10h43 par sarah rios

RADIO CAMARGUE
Crédit: Valérie Suau

Actionnaire majoritaire et président de 2010 à 2015, le Montpelliérain reconnaît beaucoup d'erreurs dans sa gestion de l'ACA

Même au téléphone, à 83 ans et après le confinement, il n'a rien perdu de sa verve et de sa faconde. Marcel Salerno n'a pas non plus oublié ses cinq saisons de présidence à la tête de l'AC Arles-Avignon, dont il fut l'actionnaire majoritaire. De sa prise de pouvoir en Ligue 1 à l'été 2010 au dépôt de bilan en septembre 2015, il a assisté et participé au lent déclin du club.

Obstiné, très (trop ?) conseillé par des proches, mais aussi toujours garant d'un déficit chronique, l'entrepreneur montpelliérain a souvent donné l'impression de diriger au doigt mouillé. Pour La Provence, celui qui s'est bâti un empire dans les restaurants et les boîtes de nuit fait aujourd'hui son mea culpa. En préambule, il lâche cette phrase, lourde de sens : "Notre plus grosse erreur a été de partir à Avignon. Il n'y a aucun public, aucune aide des collectivités ; dès l'instant où vous n'êtes pas soutenu, vous disparaissez". Assagi, il pointe aussi sa responsabilité.

Il y a dix ans, l'ACA accédait à la Ligue 1 et vous en deveniez président. Pourquoi l'histoire a-t-elle si mal fini ?
Marcel Salerno : L'épopée a été sympathique. Partant d'Arles, le club a réussi l'accession de National, en Ligue 1 en trois ans seulement. C'était vraiment exceptionnel. Sachant que le stade d'Arles n'était pas en conformité, il nous a fallu nous exiler. On est parti à Avignon ; à mon avis, c'est l'erreur originelle. Le réservoir d'Avignon n'est pas du tout prédestiné à du sport en général, et encore moins à du foot.

Il y a bien eu l'Olympique Avignonnais (1945-47, 1965-1981, 1989-91)...
Marcel Salerno : Les époques étaient différentes de la période actuelle. Le football ne coûtait pas aussi cher. Le problème aujourd'hui, c'est que seules les grandes villes peuvent se permettre de se maintenir à haut niveau ; la finance a mangé le foot. [ ... ] 

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Source: laprovence.com/Benoit Gilles