[ SOCIETE - FRANCE ] Coronavirus : à quoi vont ressembler nos vacances ?

23 avril 2020 à 6h25 par sarah rios

RADIO CAMARGUE
Crédit: Bruno Souillard

Le déconfinement progressif incite des Français qui trépignent à patienter et rester près de chez eux

La route des vacances s'apparente à un chemin de croix pour l'exécutif. À un parcours caillouteux comme un déconfinement où la prudence bute sur chaque mot. " Il y aura probablement un certain nombre d'indications données d'ici le début du mois de juin pour ce qu'on pourrait appeler des grandes vacances, qui ne seront pas des grandes vacances comme d'habitude ", avançait hier à tâtons, sur Europe 1, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy. " Il faut que nos concitoyens se rendent compte que c'est une année différente des autres et qui va le rester dans les mois qui viennent ".

Nos vallées plutôt que les tropiques

En lisant entre les lignes, on comprend cependant que la voie est la même que celle empruntée dimanche dernier par Édouard Philippe. Tout en se faisant pessimiste sur l'organisation des transports aériens et l'ouverture des frontières, le Premier ministre avait craint " qu'il ne soit pas raisonnable d'imaginer voyager loin à l'étranger très vite ". Préparant les Français, sans tout à fait leur dire, à des vacances d'été à l'ombre du coronavirus et plutôt dans nos vallées que sous les tropiques.

" L'heure est au tourisme de proximité et au tourisme responsable ", ont ajouté cette semaine, un peu plus explicites, une soixantaine de parlementaires de tous bords, parmi lesquels l'Aixois Mohamaed Laqhila (Modem) et le Gapençais Joël Giraud (LREM) dans une tribune. Ils appellent à soutenir le secteur touristique français, qui représente " 7,2 % du PIB et environ 2 millions d'emplois directs et indirects ". Les Français semblent l'avoir compris. Et anticipé. Si 22 % d'entre eux avaient prévu de partir à l'étranger cet été, selon un sondage réalisé mardi par OpinionWay pour une chaîne d'hôtellerie, la moitié y aurait déjà renoncé, choisissant de redécouvrir l'Hexagone. Une autre enquête fournie par les professionnels du camping note que " 90% des familles interrogées souhaitent prendre leur congé en France et 40 % dans leur propre région ". Avec 7 900 structures, soit 48 % de la capacité d'accueil en plein air, les campings savent qu'il faudra faire presque sans étrangers cette année.

Et si les réservations sont au point mort, un plan s'organise prévoyant une réouverture progressive, avec " peu de services, des hébergements en quantité moindre " dans un premier temps, puis un " fonctionnement normal, avec des consignes sanitaires ", explique Nicolas Dayot, président de la Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air (FNHPA). " Les familles entreront à tour de rôle à la réception, protégée par un plexiglas, en respectant un marquage au sol, il n'y aura qu'un salarié à la fois ", précise-t-il. [ ... ] 

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Source: Laprovence.fr/François Tonneau