[ SANTE - GARD ] Coronavirus : des centres “drive” de dépistage ouvrent pour les personnels de santé en région

24 mars 2020 à 13h13 par sarah rios

RADIO CAMARGUE
Crédit: Sylvie Cambon

Cinq lieux dédiés aux soignants symptomatiques facilitent les tests pour savoir s’ils ont le virus.

Le premier centre de dépistage a ouvert vendredi à Arles, celui de Montpellier ce lundi et Alès, Nîmes et Béziers vont suivre ce mercredi. Quel est le but de cette initiative lancée par Labosud, qui regroupe 74 laboratoires de biologie médicale dans le Gard, l’Hérault et les Bouches-du-Rhône ?

"Nous avons décidé d’ouvrir des lieux de dépistages du Covid-19 pour soutenir les professionnels de santé dans ce contexte de crise sanitaire", précise le docteur Thomas Hottier. Car ces personnels (médecins, infirmiers, kinés, etc.) sont exposés, en première ligne dans la guerre menée contre le virus.

"600 tests par jour à Montpellier"

Avec cette double particularité : les tests sont donc réservés au corps médical présentant des symptômes (fièvre, toux…) et ils se déroulent à la façon d’un “drive”.

"Dans un premier temps, les professionnels nous appellent pour une première régulation et nous fixons par téléphone un rendez-vous au “drive”", poursuit Thomas Hottier. Pour gagner du temps et de l’efficacité. Concrètement, les candidats au dépistage arrivent en voiture et n’en sortent pas. Une infirmière protégée (charlotte, gants, surblouse, masque et lunettes de protection) vient effectuer un prélèvement nasal.

"Les échantillons prélevés sur les centres sont ensuite analysés sur notre plateau de microbiologie à Montpellier qui peut réaliser pour le moment jusqu’à 600 tests par jour", complète le docteur, un des dirigeants de Labosud. Sous 24 heures, les soignants symptomatiques sont fixés. De quoi conditionner leur avenir immédiat et se rassurer.

"Pour mon travail, je dois savoir si je suis porteuse du virus"

"J’ai appelé ce matin (lundi matin NDLR), il a fallu un peu insister pour arriver à prendre rendez-vous, il y avait du monde, mais dès l’après-midi j’ai pu être dépistée, témoigne une médecin généraliste montpelliéraine qui est touchée par de la fièvre, des courbatures et qui tousse. Mon sentiment ? Je suis soulagée de l’avoir fait, par rapport à moi, ma famille et bien sûr mes patients car pour mon travail, je dois savoir si je suis porteuse du virus."

Sur la première journée à Montpellier, 100 soignants de cliniques et d’hôpitaux ont ainsi pu être dépistés.

"Nous avons eu beaucoup de monde, c’est une première, les soignants symptomatiques étaient en attente, indique Thomas Hottier. Mais nous avons aussi besoin des équipements de protection individuelle, surblouses, masques FFP2, etc., sinon on ne pourra pas faire ces tests."

Source: Midilibre.fr/YANICK PHILIPPONNAT