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[ PREVENTION - MARTIGUES ] Lavéra exige plus d'infos face aux risques industriels

07 mai 2019 à 09h08 Par sarah rios

Salle comble, récemment, à la Maison de quartier de Lavéra. Les élus présents étaient nombreux à ce conseil de quartier présidé par Gaby Charroux, le maire, qui a expliqué longuement le budget de la ville, "outil majeur de l'action municipale". Franck Ferraro et Camille Di Folco étaient là pour l'exposé des points concernant précisément le quartier.

Après l'exposé, chiffres à l'appui, du budget de la Ville, qui n'a pas suscité de questions, le maire est revenu sur la demande d'un habitant sur la gestion du parking de la plage du Verdon, à La Couronne (voir La Provence du 28 avril), déplorant qu'après la gestion, pendant presque deux décennies, par la SEMOVIM, "la Métropole a choisi une entreprise qu'elle paye beaucoup plus cher pour gérer le parking", avec pour conséquence des tarifs plus élevés pour les visiteurs.

Le Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) s'est avéré le premier point brûlant de l'ordre de jour. Une réunion du POA (Personnes et Organismes Associés) avait eu lieu ce même jour, avec tous les acteurs. "On est dans l'expectative". "Le PPRT sera validé fin 2020."

Une voie verte en cours de réalisation

Devant un parterre bien garni, dans la grande salle de la Maison de quartier, les élus, le maire en tête, ont donné des précisions.

Les élus ont assuré qu'ils mettraient tout en oeuvre pour que l'impact des travaux soient nuls pour les budgets des personnes concernées, comme à Total La Mède. "J'ai espoir d'avoir plus d'informations le 28 juin, à la prochaine réunion", a lancé Gaby Charroux. Jean-Marc Villanueva, chargé de la Sécurité civile et des Risques majeurs pour la ville, a annoncé une réunion de concertation, qui sera déclenchée par la Préfecture, incluant la Dreal, Arpil et l'association de défense des riverains. "L'objectif sera de dire quels sont les moyens qui vont être mis en oeuvre pour informer Lavéra et Martigues, suite à l'incident industriel de mars, où la communication a été très insuffisante." Ce dont les participants à la réunion se sont longuement plaints au conseil de quartier. "Il faudrait déjà une alerte sur le téléphone, des informations de base !", a-t-il été fait remarquer.

Pessimistes, aussi, sont les élus par rapport au devenir des services publics à Lavéra. "On combat les politiques d'austérité mais on va vers des fermetures. La Poste, on le craint".

Point positif : le dynamisme de la Maison de quartier, qui compte aujourd'hui "403 adhérents, soit 75 de plus cette année", annonce Virginie Bioud, sa directrice. Elle accueille toutes les tranches d'âge, participe à toutes les manifestations qui ponctuent l'année et forge des partenariats qui témoignent de son bon fonctionnement : avec le site Picasso ou le centre hospitalier, par exemple.

Ultime signe, aussi, de la volonté de rompre l'isolement partiel d'un quartier situé à l'écart du centre-ville : la voie verte est en cours de réalisation, pour les piétons et les vélos.

SOURCE: LAPROVENCE