Pays d'Arles : sur la route, les gendarmes gardent l’œil ouvert.

24 août 2020 à 6h40 par Patrick MONROE

RADIO CAMARGUE

Sur le bord de la route, hier, les automobilistes ont certainement aperçu une dizaine de gendarmes procédant à des contrôles de véhicules, aux alentours de Châteaurenard le matin, et au Sambuc l'après-midi. Après avoir constaté une augmentation du nombre d'accidents dans le secteur, la semaine dernière, la commandante Nassima Djebli a décidé de lancer le dispositif "police-route". "Ce dispositif permet d'être réactif quand on remarque ce genre d'incidents, explique la commandante de la gendarmerie d'Arles. On se place sur des lieux accidentogènes pour que les gens n'oublient pas qu'on est encore là."

Après la crise sanitaire et avec la fin du confinement, les automobilistes en vacances ont tendance à "oublier les dangers de la conduite", remarque-t-elle. C'est vraiment une opération de sensibilisation, où on leur rappelle les risques. Et puis, les automobilistes nous voient, ils en parlent autour d'eux, et ils restent prudents."

Plusieurs opérations par jour sur tout le territoire

Pour les jours de chassé-croisé à venir, les gendarmes vont donc se placer plusieurs fois par jour sur des points stratégiques. Vendredi dernier, gendarmes et police nationale ont procédé à une opération de grosse envergure à Saint-Martin-de-Crau. "Les gens étaient surpris de nous voir, mais c'est aussi rassurant pour eux", conclut la militaire.

En moyenne, sur chaque point de contrôle, les gendarmes stoppent les chauffeurs d'une trentaine de véhicules pour vérifier leurs papiers et l'état de leur voiture ou de leur deux-roues. Les retards de contrôles techniques ou le défaut d'assurance sont les infractions les plus fréquemment observées par les militaires du Pays d'Arles.

Mais ils ne sont pas à l'abri de surprises. "C'est vraiment la loterie, explique un lieutenant réserviste. On va contrôler le véhicule pour une raison, et on va découvrir quelque chose d'autre." Il explique que les plaques d'immatriculations et permis de conduire sont entrés dans leurs tablettes, et il arrive que certains véhicules soient enregistrés comme volés ou que des chauffeurs soient recherchés par les forces de l'ordre. "Depuis les attentats (de 2015, Ndlr), on se montre plus vigilants, on remarque les comportements suspects, précise le lieutenant. Les contrôles se sont renforcés, d'autant plus depuis le Covid" et le confinement.

À la fin de la journée, une centaine de voitures auront été contrôlées. Si certaines, plus anciennes, peuvent interpeller les militaires car "il y aura plus de chances qu'il n'y ait pas eu de contrôle technique", la commandante Nassima Djebli affirme que tous les types d'automobiles et de deux roues sont arrêtés. "Les infractions, c'est dans n'importe quel véhicule."

[SOURCE / LA PROVENCE]