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[FOOTBALL]: Nouveau stade à Nîmes : ça n'avance pas.

25 mars 2019 à 11h59 Par Patrick MONROE

Le service national des Domaines tarde à évaluer le prix de vente des Costières. Résultat : le projet est pour l'instant en stand-by.

C’est le projet de sa vie, mais il va falloir qu’il soit patient. Depuis plusieurs mois, Rani Assaf attend que le service national des Domaines – la direction de l’immobilier de l’État (DIE) – évalue le prix de vente du stade des Costières et des terrains adjacents. Le président de Nîmes veut tout racheter et tout démolir, pour reconstruire sur site une enceinte sportive. Mais aussi des logements, bureaux, commerces, hôtel, etc. Le tout, pour un coût total estimé à 230 M€.

Le président veut tout racheter et tout démolir

Mais depuis que "Midi Libre" a révélé le projet, il y a un an pile, force est de constater qu’il n’avance pas. Administrativement s’entend, car le PDG des Crocos, qui est un homme pressé, a beaucoup avancé, lui. En liaison permanente avec le cabinet d’architectes Valode & Pistre, à qui l’on doit notamment le stade de Lille.

Rani Assaf espérait que le dossier de la vente des Costières soit inscrit à l’ordre du prochain conseil municipal de la Ville de Nîmes, propriétaire des lieux, le 6 avril. Mais tant que les Domaines n’ont pas communiqué le tarif, qui peut être négociable, les deux parties ne peuvent pas se mettre d’accord sur le montant.

Entre 5 M€ et 10 M€

Pourquoi fixer ce prix est-il si long ? Car tout est étudié en détail : le foncier, chaque mètre carré de surface construite, la valeur locative, la démolition… Selon nos informations, il se situera entre 5 M€ et 10 M€. Si les Domaines tardent trop, la vente sera reportée au prochain conseil, dans un mois et demi. Ce qui retardera d’autant le projet, dont l’échéancier serait le suivant : destruction des Costières lors de la saison sportive 2020-2021, construction du nouveau stade en 2021-2022, aménagements fin 2022 et inauguration début 2023.

Et en attendant, on ferait quoi ? On jouerait où ? L’hypothèse d’un stade provisoire, évoqué dans nos colonnes en décembre, est privilégiée. Sur le modèle de celui érigé en 2011 par le LOU, le club de rugby de Lyon, le temps que les travaux à Gerland, où les rugbymen lyonnais ont pris la place des footballeurs, soient terminés. Le LOU a évolué cinq ans dans cette enceinte modulable, montée en 82 jours (!) et dont la capacité a pu aller jusqu’à 12 000 places.

Une enceinte provisoire juste à côté !

C’est exactement ce que souhaite Rani Assaf qui lorgnerait d’ailleurs les tribunes praticables de cet éphémère stade lyonnais, qui n’ont plus d’utilité. Pour les mettre où ? Pas du côté de la gare TGV de Manduel, selon nos sources… mais sur le terrain de la Zac du Mas de Vignoles ! C’est-à-dire en face des Costières, mais de l’autre côté de l’autoroute, en face du nouvel Intersport. Là où M. Assaf veut faire ses parkings quand le nouveau stade sortira de terre. Un joli tour de passe-passe en attendant la concrétisation du projet d’une vie.

[SOURCE / MIDI LIBRE]