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[ ENVIRONNEMENT - CAMARGUE ] Quand la grue cendrée s'empare de la Camargue

27 février 2020 à 10h02 Par sarah rios

La grue cendrée semble apprécier la diversité du paysage camarguais. Quasi-absente du Parc naturel régional de Camargue il y a encore une vingtaine d'années, son expansion spectaculaire depuis la fin des années 2000 suscite autant de curiosités que d'inquiétudes. "Elles étaient 20 000 dans le parc cet hiver ! C'est énorme !" s'exclame le maire des Saintes-Maries-de-la-Mer, Roland Chassain, également président du Parc naturel régional de Camargue. Un nombre qui pourrait bien augmenter si aucune solution n'est prise.

Limiter les dégâts

L'équipe du Parc, agriculteurs et environnementalistes ont alors décidé de prendre le taureau par les cornes. Ils se sont réunis dernièrement pour réfléchir et limiter les dégâts causés par la "fameuse" grue cendrée. "Elles mangent de tout, les végétaux, les écorces mais c'est surtout le riz et le blé qu'elles apprécient", constate le maire de la capitale de la Camargue.

La Commission s'est retrouvée pour dresser un état des lieux de cette affluence de grues. La question de l'impact sur l'agriculture a été soulevée et des solutions proposées.

"Dès l'hiver prochain, les agriculteurs pourront signaler les dégâts provoqués auprès de la Chambre de l'agriculture", dévoile Stephan Arnassant, le responsable du pôle biodiversité et patrimoine naturel. Friandes de blé tendre, elles viennent le picorer dès le début de l'hiver, après les premiers semis.

Dario Violla en a fait les frais. Ce céréalier du Mas du Merle a perdu plus de 4 hectares l'hiver dernier, soit 40 % de ses récoltes qui ont été décimées. "Cette année, j'ai décidé d'agir de mon côté !" déclare-t-il. Canons à gaz effaroucheur et gros sacs blancs d'engrais ont permis de limiter les dégâts sur ses parcelles. "L'effarouchement se fait déjà pour les flamants roses ; nous aimerions utiliser cette technique pour les grues dans les meilleures conditions car c'est aussi une espèce protégée. Pour le mettre en oeuvre dans le parc nous avons besoin d'autorisations spécifiques. Après identification de plusieurs surfaces touchées et quantification des pertes, nous enclencherons le processus et le suivi sera mis en place entre agriculteurs et organisations", explique Stephan Arnassant. [ ... ] 

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Source: laprovence.fr/Laure Lavergne avec O.Le.

Photo: D.R