[ ECONOMIE - Pays salonais ] des paniers et des "drives" fermiers pour passer la crise du coronavirus

31 mars 2020 à 6h00 par sarah rios

RADIO CAMARGUE
Crédit: S.J

D'habitude, à la Ferme aux hirondelles, à Bel-Air, le mois de mars est plutôt tranquille. Un moment de l'année synonyme de début de saison pour Corinne Beaume et son équipe qui, après avoir fait reposer la terre de l'exploitation, reprennent petit à petit la vente directe de leurs fruits et légumes. Cette année, crise sanitaire oblige, le rythme est tout autre. "C'est un truc de malade ! On est submergés d'appels, de SMS et d'emails. Tout le monde veut des paniers !", s'exclame Corinne Beaume.

A l'entrée du hangar qui fait office de boutique, posés sur des palettes en bois, les fameux paniers sont en fait des cagettes. Dedans, des fruits et légumes. On trouve aussi une feuille qui récapitule la commande de chaque client. Ce dernier n'a alors qu'à passer à la ferme, déposer le paiement à Corinne lors des heures d'ouverture, et repartir avec son colis. Un système qui permet d'éviter au maximum le contact entre les gens, ainsi que la manipulation des fruits et légumes, comme c'est le cas normalement lors de la vente directe.

"Nous ne proposions pas de paniers avant, commente Corinne Beaume. On avait comme projet de les mettre en place pour répondre à la demande de nos clients pressés. J'étais d'ailleurs en train de préparer un site internet...". La crise sanitaire ne lui aura pas laissé le temps de finaliser les préparatifs. Corinne Beaume a dû se lancer, faute de quoi son activité aurait pu grandement en pâtir. "Avec le confinement, les gens sont à la recherche de ce type de service. Le problème, c'est que la préparation des paniers nous prend énormément de temps. On en fait une trentaine par jour. Du coup, mes journées débutent à 5 h et finissent à 21 h. On travaille même le dimanche. Bref, c'est le début de saison et on est déjà sur les rotules", souffle Corinne Beaume, avant d'ajouter, philosophe : "Mais bon, c'est ce qui nous permettra de passer la crise. On espère que les nouveaux clients qu'on touche nous suivront une fois que tout cela sera derrière nous". [ ... ]

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Source: laprovence.fr/Simon Jousset