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[ ECONOMIE - ARLES ] la fédération des manadiers en appelle aux maires

02 juin 2020 à 11h18 Par sarah rios
Crédit photo : V.F

Un soutien financier est demandé pour aider les manades à surmonter la crise du coronavirus

Une activité événementielle, hébergement et restauration à l'arrêt. L'organisation des courses camarguaises suspendue depuis le mois de mars. Et la vente de viande AOP taureau de Camargue, qui représente une plus maigre part dans les habituelles ressources, elle aussi perturbée, avec la longue interruption des marchés et la fermeture des restaurants. Pour les manades, l'année 2020 ressemble à un long chemin de croix. Privées de recettes, ces structures emblématiques de tout un territoire sont au bord du gouffre. La fédération des manadiers a chiffré les pertes à 3 millions d'euros pour 116 manades, de la mi-mars à la fin mai.

Le mois dernier, les deux régions Occitanie et Sud validaient le principe d'une aide de 2 500 euros mensuelle aux manades, et une aide de 1 000 euros aux éleveurs de chevaux Camargue, la région Sud étendant le principe aux ganaderias, soutenues à hauteur de 2500 €. "Les élus ont à coeur de soutenir la filière, mais on s'est rendu compte que cette aide d'urgence ne répond pas à l'ampleur de la crise et à la durée d'anéantissement de nos activités, souligne Florent Lupi, le président de la fédération des manadiers. Car notre horizon nous paraît encore très confus." Les manadiers, mais aussi les ganaderos et les éleveurs de chevaux Camargue, tous impactés, ont pris la plume pour adresser un courrier commun aux maires et aux présidents des intercommunalités du territoire pour solliciter un soutien financier. Celui-ci pourrait prendre la forme "d'une réaffectation, pour tout ou partie, des budgets des activités taurines camarguaises créditées dans les budgets des municipalités et des intercommunalités", avance Florent Lupi. Des sommes prévues pour des festivités qui n'ont pas pu avoir lieu, mais qui, à l'image des subventions accordées aux associations culturelles pour des événements qui ont dû être annulés, et qui ne seront pas reprises, pourraient tout de même être allouées aux manades, ganaderias et élevages de chevaux. "On sollicite de la bienveillance pour l'avenir. Il ne faudra pas s'étonner que des manades disparaissent si on ne les accompagne pas avant l'hiver", indique le président de la fédération des manadiers. "On s'inscrit à notre juste place dans ce secteur culturel, et on souhaite la même chose, ajoute-t-il. On ne demande pas de l'argent en plus, mais de débloquer ces budgets affectés et sanctuarisés." [ ... ] 

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Source: Laprovence.com/Christophe Vial