[ CULTURE - ARLES ] Coronavirus - Festivals à Arles : certains veulent y croire, d'autres jettent l'éponge

15 avril 2020 à 6h46 par sarah rios

RADIO CAMARGUE
Crédit: Valérie Farine

L'interdiction des rassemblements publics jusqu'à mi-juillet par Emmanuel Macron a provoqué des premières annulations pour les festivals d'été arlésiens. Les Rencontres, elles, cherchent des solutions.

C'est le mastodonte des festivals culturels arlésiens, avec 145 000 visiteurs pour l'édition de 2019. Les Rencontres de la photographie vont-elles se tenir en cet été 2020 ? Après le discours d'Emmanuel Macron, lundi soir, lors duquel le président de la République a annoncé l'interdiction des rassemblements publics, et de facto des festivals, jusqu'à la mi-juillet, rien n'est moins sûr. En tout cas, si le rendez-vous était maintenu, d'importants ajustements seraient nécessaires. En premier lieu, parce que la semaine d'ouverture, qui a rassemblé plus de 11 000 personnes l'an dernier, était programmée du 29 juin au 5 juillet. Le festival peut-il être raccourci d'un peu plus de deux semaines ? Hier, après une longue réunion avec tous les acteurs, le directeur, Sam Stourdzé (au centre sur la photo, Ndlr), indiquait simplement "étudier tous les scénarios". Sachant qu'un début de festival décalé à mi-juillet et prenant fin en septembre comme prévu peut aussi représenter un risque financier pour les Rencontres, le jeu en vaudrait-il la chandelle ? Cela fait partie des questions qu'auront à trancher les organisateurs, qui doivent affiner leurs réflexions durant ces prochains jours.

31 M€ de retombées

Le 4 avril dernier, dans nos colonnes, Sam Stourdzé affichait sa farouche volonté de voir les Rencontres d'Arles "en ordre de marche s'il y a une reprise en juillet. Les gens auront envie de se retrouver. Les Rencontres seront là dans ce moment de renaissance collective." Mais le nouveau cap fixé par Emmanuel Macron complique encore la donne. Au point que l'annulation du festival ne finisse par s'imposer ? Si tel était le cas, ce serait un coup de tonnerre dans l'été arlésien et un coup de poignard pour une ville comme Arles, qui a fait de la culture la pierre angulaire de son développement économique. [ ... ]

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Source: laprovence.fr / Isabelle Appy, Johanna Olibé, Julia Razil, Julie Zaoui, Nicolas Barbaroux et Christophe Vial