Martigues : des croix gammées sur le local du Parti communiste, plusieurs précédents de dégradations dans la ville
Le local communiste de Martigues visé par des croix gammées. Retour sur les précédents de 2021, 2025 et 2026 concernant des lieux religieux, syndicaux et politiques.
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Martigues : croix gammées sur le local du PCF, retour sur plusieurs dégradations
Des croix gammées et des inscriptions ont été découvertes sur le local du Parti communiste français (PCF) de Martigues et sur des véhicules. Une plainte a été annoncée. Ce nouvel épisode rappelle plusieurs dégradations qui ont touché ces dernières années des lieux politiques, syndicaux et religieux de la commune. Retour sur des faits distincts, mais qui posent tous la question du respect des lieux et des personnes.
Des symboles nazis sur le local communiste
Le local du Parti communiste français à Martigues a été la cible de dégradations découvertes ce mercredi 7 octobre 2026. Des croix gammées et plusieurs inscriptions ont été retrouvées sur les lieux, ainsi que sur des véhicules.
Selon les informations publiées jeudi matin par Maritima, les responsables communistes ont annoncé le dépôt d’une plainte.
L’apparition de symboles nazis sur un local politique revêt une dimension particulièrement grave. La croix gammée demeure l’un des symboles les plus directement associés au régime hitlérien, à l’antisémitisme et aux persécutions nazies.
Pour autant, les auteurs de ces dégradations n’ont pas été identifiés publiquement. Leur nombre, leurs motivations exactes et une éventuelle appartenance à une organisation restent inconnus.
Il appartient désormais aux enquêteurs de déterminer les circonstances des faits et d’identifier les responsables.
En 2021, des inscriptions racistes et islamophobes sur un établissement musulman
Martigues avait déjà été confrontée à des inscriptions haineuses en juillet 2021.
Des tags racistes et islamophobes avaient été découverts sur la façade de l’institut Dar Ennour, un établissement de formation religieuse musulmane.
L’affaire avait été rapportée notamment par l’Agence France-Presse, reprise par TF1 Info, ainsi que par l’agence Anadolu.
Une enquête avait été engagée après la découverte de ces inscriptions.
Ce précédent illustre une autre forme de dégradation, visant cette fois un établissement religieux et les personnes auxquelles il est associé.
Les faits de 2021 et ceux découverts cette semaine sur le local communiste ne peuvent toutefois être reliés en l’absence d’éléments judiciaires.
En 2025, une plaque commémorative dégradée à la Maison des syndicats
Autre précédent martégal : en juin 2025, la plaque commémorative dédiée à Claude Luard, militant communiste et syndicaliste, avait été vandalisée à la Maison des syndicats.
Une nouvelle plaque avait ensuite été inaugurée en juillet, à l’occasion d’un hommage rendu au militant.
Cette dégradation avait une portée symbolique particulière puisqu’elle touchait à la mémoire d’une figure du mouvement syndical local.
Là encore, rien ne permet d’affirmer que les responsables de cet acte seraient liés aux auteurs des inscriptions découvertes en octobre 2026.
En février 2026, la permanence d’un député RN également visée
Les dégradations de locaux politiques ne concernent pas uniquement le Parti communiste.
En février 2026, la permanence parlementaire du député du Rassemblement national (RN) Emmanuel Fouquart, à Martigues, avait elle aussi été visée par des inscriptions hostiles.
Une plainte avait été annoncée à la suite de ces faits, selon un site spécialisé dans le recensement des violences politiques.
Les circonstances exactes et l’identité des auteurs restent à confirmer par une source judiciaire indépendante.
Ce précédent mérite néanmoins d’être rappelé : quelle que soit la formation politique concernée, les dégradations de permanences ou de locaux ne sauraient constituer un mode d’expression démocratique acceptable.
Une succession de faits qui appelle à la vigilance
L’établissement musulman visé en 2021, la plaque syndicale dégradée en 2025, la permanence du Rassemblement national en février 2026 et désormais le local communiste : ces événements montrent que plusieurs types de lieux ont été touchés à Martigues.
Mais il convient de distinguer leurs natures.
Les inscriptions racistes ou religieuses ne relèvent pas nécessairement des mêmes motivations que les dégradations de permanences politiques. Quant aux actes visant des monuments commémoratifs, ils peuvent répondre à d’autres logiques encore.
Aucune donnée publique consolidée ne permet aujourd’hui d’affirmer que ces dégradations sont statistiquement en augmentation à Martigues. Les faits recensés ne suffisent pas non plus à démontrer l’existence d’une action coordonnée.
Ils invitent en revanche à s’interroger sur les moyens de prévention, la protection des locaux et les suites judiciaires données aux plaintes.
Une plainte et des questions encore sans réponse
Concernant les dégradations découvertes cette semaine sur le local du Parti communiste, plusieurs interrogations demeurent.
Les enquêteurs disposent-ils d’images de vidéosurveillance ? Des faits similaires ont-ils été signalés récemment dans le même secteur ? Les inscriptions permettront-elles d’orienter les investigations ? Et quelles suites seront données à la plainte annoncée ?
Ces éléments devront être précisés par les autorités compétentes.
À Martigues comme ailleurs, la confrontation des idées appartient au débat public. Les symboles nazis, les inscriptions racistes, les menaces et les dégradations n’y ont pas leur place.
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