Marseille : le mineur soupçonné d’avoir brûlé une femme au visage déféré pour « acte de barbarie »

Un adolescent de 15 ans et demi a été déféré dimanche à Marseille en vue d’une mise en examen pour « acte de barbarie », après l’agression au spray enflammé d’une femme qui tentait d’empêcher la dégradation d’un abribus.

Modifié : 10h11

Marseille : le mineur soupçonné d’avoir brûlé une femme au visage déféré pour « acte de barbarie »

L’enquête franchit une nouvelle étape.

 

L’affaire avait provoqué une vive émotion après la diffusion des images de l’agression. Un adolescent de 15 ans et demi, soupçonné d’avoir projeté un spray enflammé vers le visage d’une femme à Marseille, a été déféré dimanche 4 octobre en vue d’une mise en examen pour « acte de barbarie ». Le parquet de Marseille a également annoncé qu’il requerrait son placement en détention provisoire.

Les faits remontent au jeudi 1er octobre, place du 4-Septembre, dans le 7e arrondissement de Marseille, en marge de la mobilisation lycéenne. Une femme de 40 ans, auxiliaire de vie, avait tenté de s’interposer alors qu’un groupe de jeunes s’apprêtait à dégrader un abribus avec une barrière métallique. 

Selon les éléments communiqués par le parquet, une fois le groupe écarté, un individu au visage dissimulé s’était avancé vers elle. À l’aide d’un aérosol et d’un briquet, une flamme avait alors été projetée en direction de son visage.

La victime a été brûlée au premier degré au visage selon les informations rapportées par Le Parisien. Elle a ensuite déposé plainte. L’enquête avait initialement été ouverte pour violences volontaires avec trois circonstances aggravantes : usage d’une arme, action en réunion et dissimulation du visage. 

Un adolescent jusqu’ici inconnu de la police et de la justice

Le suspect a été interpellé vendredi 2 octobre en fin de journée puis placé en garde à vue. Il est âgé de 15 ans et demi et était, jusqu’à cette affaire, inconnu des services de police et de justice. 

Selon le parquet de Marseille, l’exploitation de la vidéosurveillance a notamment permis aux enquêteurs du service local de police judiciaire de progresser rapidement dans leurs investigations.

Pendant sa garde à vue, l’adolescent a reconnu les faits. Le parquet indique également qu’il en aurait mesuré la gravité et exprimé de profonds regrets.

Le jeune homme est scolarisé au lycée professionnel Colbert de Marseille, établissement qui propose notamment des formations dans les métiers de l’accompagnement, des soins et des services à la personne. 

Une qualification judiciaire désormais beaucoup plus lourde

L’enquête franchit donc une nouvelle étape. Après sa garde à vue, le mineur a été présenté dimanche à la justice en vue de sa mise en examen par un juge d’instruction pour « acte de barbarie ».

Le parquet de Marseille a annoncé son intention de demander son placement en détention provisoire, invoquant notamment le trouble à l’ordre public provoqué par les faits.

Il appartiendra désormais au juge d’instruction, puis au juge des libertés et de la détention concernant une éventuelle incarcération, de statuer sur les suites judiciaires.

À ce stade, et comme pour toute personne mise en cause, le mineur demeure présumé innocent tant qu’une condamnation définitive n’est pas intervenue.