INTEMPÉRIES : LE DÉPARTEMENT DÉBLOQUE 5 MILLIONS D’EUROS POUR AIDER LES COMMUNES SINISTRÉES

Après les pluies diluviennes des 19 et 20 octobre, qui ont provoqué des dégâts considérables dans plusieurs communes des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, présidente du Conseil départemental, annonce une enveloppe de 5 millions d’euros pour venir en aide aux territoires sinistrés.

Modifié : 22h02

INTEMPÉRIES : LE DÉPARTEMENT DÉBLOQUE 5 MILLIONS D’EUROS POUR AIDER LES COMMUNES SINISTRÉES

Une enveloppe d’urgence pour les communes touchées

Face aux conséquences de l’épisode méditerranéen exceptionnel qui a frappé les Bouches-du-Rhône, le Département se mobilise financièrement.

Martine Vassal a annoncé le déblocage d’une enveloppe de 5 millions d’euros destinée à soutenir les communes touchées par les intempéries des 19 et 20 octobre.

Cette annonce, rapportée par La Provence, a également été confirmée ce mercredi 21 octobre par TF1 Info, dans un reportage consacré aux importantes inondations survenues à Istres.

L’objectif est d’accompagner les collectivités confrontées aux conséquences matérielles de cette catastrophe et aux besoins de remise en état.

Les modalités précises de répartition de cette enveloppe, les dépenses éligibles et le calendrier de versement n’ont toutefois pas encore été détaillés publiquement dans les sources consultées.

Martigues, Istres, Saint-Mitre-les-Remparts : des dégâts considérables

L’ouest des Bouches-du-Rhône a été particulièrement touché par cet épisode pluvieux d’une intensité exceptionnelle.

À Martigues, les précipitations ont atteint environ 220 millimètres en 24 heures. À Saint-Chamas, les relevés ont atteint 254 millimètres, tandis que Salon-de-Provence enregistrait 193 millimètres, selon les chiffres rapportés par Le Parisien.

À Istres, plusieurs quartiers ont dû être évacués. Le débordement d’un lac et les risques d’éboulement ou d’effondrement ont empêché certains habitants de regagner leur logement ce mercredi. Une salle communale a été transformée en lieu d’accueil.

À Saint-Mitre-les-Remparts, le drame a également pris une dimension humaine avec le décès d’un homme de 70 ans lors des intempéries.

Les communes de Port-de-Bouc et d’autres secteurs autour de l’étang de Berre ont également subi d’importantes perturbations.

Selon le Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (SDIS 13), plus de 1 100 interventions ont été réalisées dans l’ouest du département et plus de 30 communes ont été touchées.

Des communes confrontées à une lourde facture

Au-delà des dégâts dans les habitations privées, les municipalités doivent désormais évaluer les conséquences sur leurs équipements et infrastructures.

Voiries dégradées, bâtiments communaux endommagés, réseaux d’évacuation des eaux, installations sportives ou équipements publics : les besoins peuvent rapidement représenter des sommes considérables.

L’enveloppe départementale de 5 millions d’euros constitue donc un premier soutien financier important.

Reste à connaître la liste des communes bénéficiaires, les critères retenus et la part des dépenses qui pourra effectivement être prise en charge.

À ce stade, aucune répartition précise entre Martigues, Istres, Saint-Mitre-les-Remparts, Port-de-Bouc ou les autres communes sinistrées n’a été confirmée dans les informations consultées.

Et pour les particuliers sinistrés ?

Il convient de distinguer cette aide départementale destinée aux collectivités des indemnisations auxquelles peuvent prétendre les habitants.

Les propriétaires et locataires ayant subi des dégâts dans leurs logements doivent se rapprocher de leur assureur et déclarer leurs dommages dans les délais applicables.

Parallèlement, les municipalités peuvent demander à l’État la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.

Cette reconnaissance, lorsqu’elle est accordée par arrêté interministériel, permet de mobiliser le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles pour les dommages couverts par les contrats d’assurance concernés.

L’annonce des 5 millions d’euros du Département ne signifie donc pas que chaque foyer sinistré recevra directement une aide financière.

Une reconstruction qui prendra du temps

Après l’urgence des secours, une nouvelle phase commence pour les communes touchées : celle de l’évaluation des dommages, du nettoyage, des réparations et de la reconstruction.

L’enveloppe annoncée par Martine Vassal constitue une première réponse à cette situation exceptionnelle.

Mais l’ampleur des dégâts, les besoins réels des collectivités et les éventuels financements complémentaires devront encore être précisés dans les prochaines semaines.

Pour les habitants comme pour les élus locaux, l’enjeu est désormais de retrouver au plus vite des conditions de vie normales.