Grippe : la vaccination débute ce mardi 13 octobre, qui est concerné et comment se protéger ?

La vaccination contre la grippe débute le 13 octobre 2026. Qui est concerné ? Où se faire vacciner ? Quels risques et remboursements ?

Modifié : 10h36

Grippe : la vaccination débute ce mardi 13 octobre, qui est concerné et comment se protéger ?

Vaccin grippe 2026 : date, gratuité, risques et personnes concernées

 

La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière démarre ce mardi 13 octobre 2026 partout en France métropolitaine. Les personnes âgées, les malades chroniques, les femmes enceintes et les professionnels exposés sont particulièrement concernés. Qui peut se faire vacciner ? Est-ce gratuit ? Quels sont les risques de la grippe et les éventuels effets secondaires du vaccin ? Radio Camargue fait le point.

Une campagne qui débute à l’approche de l’hiver

Avec l’arrivée de l’automne, les virus respiratoires retrouvent progressivement des conditions favorables à leur circulation. La grippe saisonnière reste un enjeu important de santé publique.

La campagne de vaccination 2026-2027 débute officiellement le mardi 13 octobre, avec un objectif : protéger les personnes les plus vulnérables avant la période de circulation intense du virus.

Dans les Bouches-du-Rhône, le Gard et plus largement en Provence, les habitants concernés pourront notamment se rapprocher de leur médecin traitant, de leur pharmacien ou d’un infirmier.

La grippe n’est pas toujours une maladie bénigne. Si elle guérit généralement spontanément chez les personnes en bonne santé, elle peut provoquer des complications graves, particulièrement chez les personnes âgées ou fragiles.

Qui doit se faire vacciner ?

La vaccination est particulièrement recommandée pour plusieurs catégories de population :

  • Les personnes de 65 ans et plus, même lorsqu’elles sont en bonne santé.
  • Les femmes enceintes, quel que soit le stade de leur grossesse.
  • Les personnes atteintes de certaines maladies chroniques, notamment le diabète, l’asthme, les maladies cardiaques, respiratoires, rénales ou certaines pathologies neurologiques.
  • Les personnes immunodéprimées, notamment en raison d’une maladie ou d’un traitement.
  • Les personnes présentant une obésité importante, selon les critères médicaux retenus.
  • Les professionnels de santé et les personnels en contact avec des personnes fragiles.
  • L’entourage des nourrissons à risque et des personnes immunodéprimées.

La vaccination est également recommandée aux enfants et adolescents de 2 à 17 ans, même sans maladie chronique, afin de réduire le risque de grippe et de transmission.

Pourquoi la grippe peut-elle être dangereuse ?

La grippe provoque généralement une fièvre élevée, des douleurs musculaires, une fatigue importante, des maux de tête et une toux.

Chez certaines personnes, elle peut entraîner une pneumonie, une décompensation cardiaque ou respiratoire, ou encore aggraver une maladie chronique préexistante.

Les personnes âgées sont particulièrement exposées aux hospitalisations et aux complications.

La vaccination ne garantit pas une protection totale contre l’infection. Son efficacité varie selon les saisons, les souches virales en circulation et l’état de santé de la personne.

Elle contribue néanmoins à diminuer le risque de formes graves et d’hospitalisation.

Où se faire vacciner et quelles sont les démarches ?

La vaccination peut être réalisée chez un médecin, dans une pharmacie habilitée, auprès d’un infirmier ou d’une sage-femme, selon l’âge et la situation médicale.

Pour les personnes concernées par la prise en charge, l’Assurance maladie adresse généralement un bon de vaccination.

Ce bon fait également office de prescription médicale. Il permet de retirer le vaccin en pharmacie sans ordonnance supplémentaire.

Depuis juillet 2026, les vaccins antigrippaux nécessitent une prescription, qui peut être établie par différents professionnels de santé habilités.

En cas de perte du bon, il est possible d’en demander un nouveau auprès de sa caisse primaire d’assurance maladie, au 3646, ou de solliciter un professionnel de santé.

Les pharmaciens peuvent notamment vacciner contre la grippe les personnes âgées de 11 ans et plus. Pour les enfants plus jeunes, les modalités doivent être adaptées à leur âge.

La vaccination est-elle gratuite ?

Pour les personnes appartenant aux catégories prioritaires, le vaccin contre la grippe est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie.

Cela concerne notamment les personnes âgées de 65 ans et plus, les femmes enceintes et les personnes présentant certaines pathologies.

L’acte d’injection bénéficie de ses propres règles de remboursement. Il ne faut donc pas confondre la gratuité du vaccin avec celle de l’ensemble de la prestation.

Pour les enfants de 2 à 17 ans sans maladie chronique, le vaccin est pris en charge à 65 %.

Les personnes qui ne relèvent pas des catégories prioritaires peuvent également se faire vacciner, mais doivent vérifier les conditions de prescription et de remboursement auprès de leur pharmacien ou de leur assurance complémentaire.

Quels sont les effets secondaires et les risques du vaccin ?

Comme tout médicament, un vaccin peut provoquer des effets indésirables.

Les plus fréquents sont généralement modérés et temporaires : douleur ou rougeur au point d’injection, fatigue, maux de tête, courbatures ou légère fièvre.

Des réactions allergiques graves peuvent survenir, mais elles sont très rares.

Certains effets indésirables graves, notamment le syndrome de Guillain-Barré, ont été étudiés dans le cadre de la surveillance des vaccins antigrippaux. Leur survenue après vaccination est exceptionnelle et le risque doit être mis en perspective avec celui lié à l’infection grippale elle-même.

Les vaccins injectables contre la grippe ne contiennent pas de virus grippal vivant capable de provoquer la maladie.

En cas d’antécédent de réaction allergique grave à un vaccin ou à l’un de ses composants, un avis médical est nécessaire avant toute nouvelle injection.

Quand faut-il se faire vacciner ?

Le plus tôt possible après l’ouverture de la campagne, notamment pour les personnes à risque.

Il faut généralement compter environ deux semaines après l’injection pour que la réponse immunitaire protectrice se développe.

Le vaccin doit être renouvelé chaque année, car les virus de la grippe évoluent et la protection immunitaire diminue avec le temps.

Covid-19 : une campagne menée en parallèle, entre prévention et interrogations

La campagne de vaccination contre le Covid-19 débute également ce mardi 13 octobre.

Elle concerne prioritairement les personnes présentant un risque accru de développer une forme grave, notamment les seniors, les personnes immunodéprimées, les malades chroniques et les femmes enceintes.

Les personnes éligibles peuvent recevoir le vaccin contre la grippe et celui contre le Covid-19 au cours d’un même rendez-vous, avec deux injections sur des sites distincts. Il n’est pas nécessaire de respecter un délai minimal entre les deux vaccinations.

La vaccination contre le Covid-19 continue de susciter des interrogations, parfois des oppositions, notamment concernant ses bénéfices, ses effets secondaires et la place laissée au choix individuel.

Les vaccins contre le Covid-19 ne sont pas dépourvus de risques. Des effets indésirables rares, dont certaines myocardites et péricardites après des vaccins à ARN messager, ont été identifiés et font l’objet d’une surveillance sanitaire.

Les données scientifiques disponibles montrent toutefois un bénéfice de la vaccination dans la prévention des formes graves, particulièrement chez les populations les plus vulnérables. Ce bénéfice varie selon l’âge, les antécédents médicaux et le niveau d’immunité.

La vaccination contre le Covid-19 demeure un choix libre dans le cadre de cette campagne. Les personnes qui hésitent peuvent en discuter avec leur médecin ou leur pharmacien pour apprécier leur situation individuelle.

Les gestes de prévention restent indispensables

La vaccination ne dispense pas des gestes simples : se laver régulièrement les mains, aérer les pièces, éviter les contacts rapprochés avec les personnes fragiles lorsqu’on est malade et porter un masque en cas de symptômes respiratoires, notamment dans les lieux de soins.

En Camargue comme ailleurs, la prévention repose sur une combinaison de mesures adaptées à chacun.

La campagne débute ce mardi 13 octobre. Pour les personnes concernées, c’est le moment de vérifier leur situation vaccinale et de demander conseil à un professionnel de santé.