GRÈVE DU 13 OCTOBRE : LYCÉES, ENSEIGNANTS, CGT… QUELLES PERTURBATIONS ATTENDUES EN CAMARGUE ET DANS LES BOUCHES-DU-RHÔNE ?
Grève du mardi 13 octobre 2026 : manifestations, lycées mobilisés, enseignants en grève et transports. Le point sur Arles, Martigues, Istres et la Camargue.
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Grève du 13 octobre : lycées, CGT, TER, manifestations à Arles, Martigues et Nîmes
Nouvelle journée de mobilisation sociale ce mardi 13 octobre 2026. Après plusieurs journées de contestation lycéenne, les enseignants et d'autres personnels de l'Éducation nationale sont appelés à rejoindre le mouvement. La CGT mobilise également plusieurs secteurs professionnels, notamment dans le bassin industriel de Martigues. Des rassemblements sont annoncés à Arles, Martigues, Nîmes et Marseille. Radio Camargue fait le point sur les conséquences possibles pour les établissements scolaires, les déplacements et la vie quotidienne.
Une mobilisation qui s'élargit au monde du travail
Le mouvement de contestation parti des lycées connaît une nouvelle étape ce mardi 13 octobre.
Six organisations syndicales de l'Éducation nationale appellent les personnels à se mobiliser, en particulier par la grève : la Fédération syndicale unitaire (FSU), l'UNSA Éducation, Force ouvrière (FNEC FP-FO), la CFDT Éducation, la CGT Éduc'action et SUD Éducation.
Leurs revendications rejoignent celles des lycéens : davantage d'enseignants, des remplacements assurés, des classes moins chargées, de meilleures conditions d'apprentissage et la rénovation des établissements scolaires.
Les syndicats demandent également des revalorisations salariales et des moyens supplémentaires pour les personnels éducatifs, administratifs et d'accompagnement.
La CGT nationale appelle ses organisations à rejoindre la mobilisation. Attention toutefois : il ne s'agit pas d'une grève générale appelée par l'ensemble des confédérations syndicales dans tous les secteurs professionnels.
Arles, Martigues, Nîmes : où sont prévus les rassemblements ?
Sur la zone de diffusion de Radio Camargue, plusieurs rendez-vous ont été annoncés.
À Martigues, le rassemblement est fixé à 10 heures devant le lycée Paul-Langevin. L'union locale CGT appelle les lycéens, enseignants et salariés à participer à cette mobilisation.
À Arles, un rassemblement est annoncé à partir de 10 h 30 au kiosque à musique, à l'appel des organisations syndicales de l'éducation.
À Nîmes, lycéens, enseignants et parents d'élèves doivent se retrouver à 10 h 30 dans le centre-ville, dans le secteur de la Maison Carrée et du Carré d'Art.
À Marseille, le départ de la manifestation est annoncé à 10 h 30 aux Réformés.
Un autre rassemblement est prévu à Aix-en-Provence, à 11 heures, à la Rotonde.
Ces manifestations peuvent occasionner des difficultés ponctuelles de circulation aux abords des lieux de rassemblement et sur les itinéraires empruntés par les cortèges. Leur ampleur et leurs parcours définitifs restent toutefois à confirmer.
Lycées : des cours perturbés et de possibles blocages
C'est dans les établissements scolaires que les conséquences de la mobilisation pourraient être les plus visibles.
Depuis la fin septembre, plusieurs lycées de notre région ont connu des rassemblements, des filtrages ou des blocages.
À Istres, les lycées Arthur-Rimbaud et Latécoère ont notamment été concernés lors des précédentes journées de mobilisation. À Martigues, le lycée Paul-Langevin a également été au cœur de la contestation.
Des actions ont aussi été signalées à Arles et Miramas.
Ces précédents ne signifient pas que ces établissements seront nécessairement bloqués ce mardi. En revanche, les familles doivent s'attendre à de possibles modifications des emplois du temps, à des cours non assurés ou à des difficultés d'accès, selon les situations locales.
Les collèges et les écoles primaires peuvent également être concernés par la grève des personnels, avec des conséquences variables sur l'accueil des élèves.
Le conseil pratique est simple : consulter les messages transmis par les établissements, notamment sur Pronote ou les espaces numériques de travail, avant de se déplacer.
Martigues et bassin industriel : la CGT appelle aussi les salariés
La mobilisation ne concerne pas uniquement l'Éducation nationale.
Dans le bassin de Martigues, plusieurs structures de la CGT appellent à la grève ou à rejoindre les manifestations.
Sont notamment concernés par les appels syndicaux les personnels territoriaux, le secteur hospitalier et des salariés de la pétrochimie, dont les secteurs de Lavéra et de La Mède.
Les organisations souhaitent faire converger les revendications des jeunes avec celles des salariés sur les salaires, les services publics, l'emploi et les politiques budgétaires.
Pour autant, aucun arrêt généralisé de la production industrielle, aucune fermeture de site et aucune perturbation majeure de l'activité pétrochimique ne peuvent être annoncés à ce stade sans confirmation des entreprises ou des autorités.
De même, l'existence d'un appel à la grève dans la santé ne signifie pas que les établissements hospitaliers fermeront leurs portes.
SNCF, TER et transports : que faut-il prévoir ?
La question est importante pour les usagers des transports régionaux.
Les voyageurs empruntant les lignes TER entre Marseille, Martigues, Port-de-Bouc, Fos-sur-Mer, Istres et Miramas, ainsi que les liaisons vers Arles, Nîmes et Avignon, sont invités à vérifier leurs trains avant le départ.
À ce stade, aucun plan de transport réduit spécifiquement lié à la mobilisation du 13 octobre n'a pu être confirmé sur ces lignes.
Il serait donc prématuré d'annoncer des suppressions de trains ou des pourcentages de circulation sans données officielles.
La SNCF recommande de consulter ses outils d'information trafic, qui permettent de vérifier les horaires et les éventuelles modifications de circulation.
Concernant les bus urbains et interurbains, des difficultés ponctuelles restent possibles à proximité des manifestations, sans qu'une interruption générale du service soit établie.
Pourquoi les lycéens poursuivent-ils leur mobilisation ?
Le mouvement lycéen s'est développé autour de plusieurs revendications : la présence d'un enseignant devant chaque classe, l'amélioration des remplacements, la rénovation des bâtiments, l'organisation des emplois du temps et les conditions d'accès à l'enseignement supérieur.
Le gouvernement a annoncé des mesures concernant notamment les remplacements d'enseignants. Mais les organisations mobilisées considèrent qu'elles ne répondent pas suffisamment à leurs demandes.
Le mouvement pose également la question des moyens financiers consacrés à l'Éducation nationale.
Les syndicats souhaitent désormais maintenir la pression sur le gouvernement, tandis que les organisations de jeunesse poursuivent leur mobilisation dans les établissements et dans la rue.
Ce qu'il faut retenir pour ce mardi 13 octobre
Sur notre zone de diffusion, les principales conséquences à surveiller concernent les établissements scolaires et les manifestations locales.
À Martigues, la mobilisation doit réunir des lycéens, des enseignants et des salariés. À Arles et à Nîmes, des rassemblements sont également annoncés dans la matinée. À Marseille, les difficultés de circulation pourraient se concentrer autour du cortège.
En revanche, aucune suppression généralisée de TER ni aucune paralysie des transports régionaux ne sont confirmées à ce stade.
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