Fos-sur-Mer : le blocage des pêcheurs levé, la suite de la mobilisation reste incertaine

La mobilisation des pêcheurs a fortement perturbé l’activité du dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer, mardi 15 septembre.

Modifié : 9h33

Fos-sur-Mer : le blocage des pêcheurs levé, la suite de la mobilisation reste incertaine

Après plusieurs heures de mobilisation devant un dépôt pétrolier, les pêcheurs ont obtenu la reprise de l’activité. Leurs revendications demeurent, tandis que de nouvelles actions pourraient être envisagées.

 

La mobilisation des pêcheurs a fortement perturbé l’activité du dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer, mardi 15 septembre. Commencé dès 3 heures du matin, le blocage a été levé peu avant 10 heures après l’intervention des forces de l’ordre. Si les camions-citernes ont pu reprendre leurs rotations, les professionnels de la pêche maintiennent la pression pour obtenir des réponses sur le coût du carburant et leurs conditions de travail.

Une matinée sous tension dans la zone industrialo-portuaire

Dès les premières heures de la matinée, une cinquantaine de pêcheurs se sont rassemblés devant un dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer. Leur objectif : dénoncer la hausse des prix du carburant, mais aussi les difficultés économiques et les contraintes qui pèsent sur leur activité.

Le blocage a rapidement eu des répercussions sur le fonctionnement du site. Près d’une centaine de camions-citernes se sont retrouvés immobilisés à l’extérieur du dépôt, dans l’attente de pouvoir accéder aux installations.

Peu avant 10 heures, les forces de l’ordre sont intervenues afin de permettre la levée du barrage. Un bref épisode de tension a opposé certains manifestants aux CRS. Une fois le blocage terminé, les camions ont progressivement pu reprendre leur circulation et le dépôt a retrouvé son activité.

Des revendications qui dépassent le prix du carburant

Pour les pêcheurs mobilisés, la hausse du coût du carburant constitue un facteur majeur de fragilisation. Mais leur colère s’inscrit dans un contexte plus large : augmentation des charges d’exploitation, contraintes administratives et réglementaires, et dégradation des conditions de travail.

Les représentants de la profession réclament des réponses concrètes des pouvoirs publics. Selon l’Agence France-Presse, le ministère chargé de la Mer et de la Pêche a indiqué que la ministre Catherine Chabaud avait pris acte de leurs revendications et qu’elle les recevrait dans les prochains jours, dans un esprit de dialogue.

Cette annonce ouvre une perspective de discussions, sans pour autant mettre fin aux préoccupations exprimées sur le terrain.

Une mobilisation qui s’inscrit dans un mouvement méditerranéen

L’action menée à Fos-sur-Mer intervient dans le cadre d’une mobilisation plus large des professionnels de la pêche en Méditerranée. Des actions ont également été signalées à Sète, dans l’Hérault, et à Port-Vendres, dans les Pyrénées-Orientales.

Les comités régionaux des pêches d’Occitanie, de Provence-Alpes-Côte d’Azur et de Corse, ainsi que des organisations de producteurs et des syndicats de marins, ont lancé un mouvement commun pour porter les revendications de la profession.

Les pêcheurs dénoncent notamment la hausse des coûts d’exploitation et la multiplication des contraintes réglementaires. Le mouvement pourrait se poursuivre tant que des réponses jugées concrètes ne seront pas apportées.

Quelle suite pour Fos-sur-Mer ?

La levée du blocage du dépôt pétrolier ne signifie pas nécessairement la fin de la mobilisation. Des appels à poursuivre ou à élargir le mouvement circulent sur les réseaux sociaux, mais aucune confirmation officielle ne permet, à ce stade, d’annoncer avec certitude une nouvelle opération à Fos-sur-Mer mercredi 16 ou jeudi 17 septembre.

La situation reste donc à surveiller, notamment aux premières heures de la matinée. Dans cette zone industrialo-portuaire stratégique, une nouvelle action de blocage pourrait perturber les déplacements des poids lourds et la circulation aux abords des installations industrielles.

Les prochaines prises de parole des représentants des pêcheurs et les éventuelles annonces des pouvoirs publics permettront de mieux connaître les suites de cette mobilisation.