[ FAIT DIVERS ] Arles : une soignante agressée, l'hôpital renforce sa sécurité

2 juillet 2021 à 8h53 par sarah Rios

[ FAIT DIVERS ] Arles : une soignante agressée, l'hôpital renforce sa sécurité

Dans la soirée du mardi 29 juin, une aide-soignante a reçu des coups alors qu'elle soignait un patient aux urgences. L'homme, signalé comme suivi par les services psychiatriques, se serait subitement énervé, et aurait donné des coups de coude dans les jambes et au visage de la soignante. Il aurait ensuite détruit le matériel médical présent dans le box où il était soigné, dont le préjudice matériel est estimé à 40 000 €.


La soignante et l'hôpital déposent plainte

Interpellé par la police nationale, l'individu était encore en garde à vue au moment où nous écrivions ces lignes. Il devrait être présenté à un expert afin de déterminer s'il est pénalement responsable. La soignante s'est vue prescrire une ITT de 2 jours, et a déposé plainte pour l'agression, ainsi que l'hôpital pour les dégâts matériels.

Il s'agit de la deuxième agression aux urgences en moins de deux mois. Le 18 mai dernier, une patiente avait étranglé une infirmière, car elle ne supportait plus l'attente. Elle a été condamnée à 6 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Tarascon.

Si les soignants connaissent fréquemment des patients agressifs, ces derniers temps, ils sont de plus en plus la cible de coups de colère. "On se considérait comme un espace de soins, et pas un lieu de sécurité. Mais les derniers cas nous font penser que ça suffit", déclare Ségolène Lebreton, directrice adjointe de l'hôpital.


Des mesures plus strictes dès cette semaine

En effet, le CH Joseph-Imbert, en discussion avec les syndicats, a décidé de renforcer ses mesures de sécurité sur son site. Ainsi, désormais, de 22 h à 6 h, l'accès aux urgences sera filtré, et seules les personnes qui ont besoin de soins pourront rentrer. "Ce dispositif temporaire, dans l'attente de l'installation rapide des équipements définitifs, consiste en l'aménagement d'un accès sécurisé, placé sous la responsabilité d'un agent de sécurité, en charge de contrôler et autoriser l'accès au site", explique la direction.

Afin d'assurer un sentiment de sécurité au sein des urgences, un agent sera présent toute la journée, au lieu des rondes habituelles. Le dispositif de vidéosurveillance sera, lui aussi, renforcé, et un mécanisme d'urgence sera installé afin que les soignants puissent verrouiller les portes automatiques piétonnes, si nécessaire.

Des mesures demandées notamment par la CGT des soignants du centre hospitalier, qui semblent folles dans un établissement de santé, mais qui deviennent malheureusement nécessaires.