Cévennes : un promeneur tué par un chasseur qui l’aurait pris pour un animal

Un promeneur a été tué par un chasseur le 18 octobre 2026 à Cassagnas, en Lozère. Retour sur ce drame et les accidents de chasse en France

Modifié : 9h50

Cévennes : un promeneur tué par un chasseur qui l’aurait pris pour un animal
Crédit : jacqueline macou de Pixabay

Accident de chasse en Lozère : un promeneur tué dans les Cévennes

 

Un nouveau drame de la chasse s’est produit dimanche 18 octobre 2026, à Cassagnas, en Lozère. Un promeneur a perdu la vie après avoir été atteint par le tir d’un chasseur. Ce décès relance une question essentielle : comment garantir la sécurité de tous ceux qui fréquentent nos espaces naturels ?

Un promeneur mortellement blessé dans les Cévennes

Le drame s’est déroulé dimanche 18 octobre, aux alentours de midi, sur la commune de Cassagnas, dans les Cévennes lozériennes, à proximité du Gard.

Selon les premières informations rapportées par La Dépêche du Midi et Midi Libre, un chasseur aurait ouvert le feu en prenant un promeneur pour un animal.

Grièvement blessée, la victime a été prise en charge par les secours, qui ont notamment mobilisé un hélicoptère. Malgré leur intervention, elle est décédée après avoir subi deux arrêts cardiaques.

Une enquête a été ouverte afin d’établir les circonstances exactes de ce tir mortel et les éventuelles responsabilités.

Des drames qui interrogent sur la sécurité

Ce nouvel accident ravive le souvenir d’autres affaires survenues ces dernières années dans le sud de la France.

En Lozère, en septembre 2021, une adolescente de 15 ans avait été grièvement blessée par un tir accidentel lors d’une partie de chasse, perdant l’usage d’un œil. Le chasseur responsable avait été condamné en 2022.

Ces événements rappellent que les conséquences d’une erreur de tir peuvent être irréversibles.

Mais les chiffres nationaux invitent aussi à distinguer l’émotion légitime suscitée par ces drames de l’évolution réelle des accidents.

Des accidents moins nombreux, mais un risque toujours présent

Selon l’Office français de la biodiversité (OFB), les accidents de chasse ont diminué de 52 % sur une période de vingt ans, tandis que le nombre de décès a reculé de 80 %.

Pour la saison 2023-2024, 97 accidents avaient été recensés, dont six mortels. Douze victimes étaient des non-chasseurs, sans décès parmi elles.

La saison 2025-2026 s’est achevée avec quatre accidents mortels au niveau national, sans victime décédée parmi les non-chasseurs.

Ces chiffres traduisent une amélioration de la sécurité, mais ils ne sauraient banaliser un drame comme celui de Cassagnas.

Camargue, Alpilles, Cévennes : des espaces naturels partagés

Dans nos territoires, les espaces naturels accueillent simultanément chasseurs, promeneurs, randonneurs, cyclistes et familles.

La question de leur cohabitation est donc particulièrement importante.

La réglementation impose des mesures de sécurité, notamment une formation obligatoire à renouveler tous les dix ans pour les chasseurs.

Mais au-delà des obligations réglementaires, une règle demeure fondamentale : aucun tir ne devrait être effectué sans identification certaine de sa cible et vérification de son environnement.

Le droit de se promener en sécurité

La chasse est une activité légalement pratiquée, profondément ancrée dans certaines traditions rurales. Elle ne doit cependant jamais compromettre la sécurité des autres usagers de la nature.

La mort de ce promeneur pose une nouvelle fois la question de la prévention, de la signalisation des zones de chasse et du respect absolu des règles de tir.

Car derrière les statistiques, il y a cette réalité : un homme est parti se promener dimanche dans les Cévennes. Il n’en est jamais revenu.