Ce qui change au 1er septembre 2026 : retraites, arrêts maladie, chômage, médicaments et gaz concernés
Le 1er septembre marque l’entrée en vigueur de plusieurs évolutions dans la vie quotidienne.
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Plusieurs nouvelles mesures entrent en vigueur ce mardi 1er septembre 2026, avec des conséquences concrètes sur les arrêts de travail, les retraites, l’indemnisation chômage, les médicaments, le gaz, les voitures électriques d’occasion et le prélèvement à la source.
À compter du 1er septembre, la durée des arrêts de travail est encadrée par de nouvelles règles. La prescription initiale d’un arrêt maladie ne pourra plus dépasser 31 jours. En cas de prolongation, chaque renouvellement sera en principe limité à 62 jours.
Ces plafonds ne sont toutefois pas absolus. Si l’état de santé du patient le justifie, le professionnel de santé pourra prescrire ou prolonger l’arrêt au-delà de ces durées, à condition de justifier médicalement cette décision. Cette évolution vise notamment à mieux encadrer la progression des dépenses liées aux arrêts de travail.
Les retraites prenant effet à compter du 1er septembre sont également concernées par plusieurs changements.
Jusqu’à deux trimestres liés aux enfants pourront désormais être pris en compte dans la durée réputée cotisée nécessaire pour accéder au dispositif de départ anticipé pour carrière longue. Sont notamment concernés les trimestres liés à la maternité, à l’adoption et à l’éducation d’un enfant.
Le mode de calcul du revenu annuel moyen évolue également pour certains parents bénéficiant de trimestres supplémentaires au titre des enfants. Pour une mère d’un enfant, le calcul pourra désormais retenir les 24 meilleures années, contre 25 auparavant. Pour une mère de deux enfants ou plus, il pourra être établi sur les 23 meilleures années.
Cette évolution peut permettre d’améliorer le montant de la pension lorsque les années écartées du calcul correspondent à des revenus moins favorables.
Autre changement important : les règles d’indemnisation chômage évoluent pour les personnes quittant leur emploi dans le cadre d’une rupture conventionnelle.
Pour les allocataires âgés de moins de 55 ans, la durée maximale d’indemnisation passe de 18 à 15 mois. Pour les demandeurs d’emploi âgés de 55 ans et plus, elle est également réduite, passant à 20,5 mois.
En revanche, le montant journalier de l’allocation et les conditions d’ouverture des droits ne changent pas.
Ces nouvelles durées concernent les ruptures conventionnelles prenant effet à partir du 1er septembre 2026.
Dans les pharmacies, les règles évoluent également. À partir du 1er septembre, le dispositif déjà appliqué aux médicaments génériques est étendu aux médicaments biosimilaires et hybrides substituables.
Lorsqu’une substitution est proposée par le pharmacien et que le patient la refuse sans justification médicale, il ne pourra plus bénéficier du tiers payant pour le médicament concerné. Il devra donc avancer les frais avant d’obtenir son remboursement.
Une exception demeure lorsque le médecin a expressément indiqué sur l’ordonnance que le médicament ne devait pas être substitué, pour une raison médicale justifiée.
Après une légère baisse en août, le prix repère de vente du gaz augmente en septembre. Il atteint désormais 172,05 euros TTC par mégawattheure, contre 162,89 euros en août, soit une hausse de 5,6 %.
Pour un foyer chauffé au gaz, cette évolution peut représenter une hausse théorique d’une centaine d’euros sur une année, selon la consommation et le contrat souscrit.
Il faut toutefois rappeler que le prix repère publié par la Commission de régulation de l’énergie constitue une référence de comparaison et non un tarif obligatoire. Les montants effectivement payés peuvent donc varier selon l’offre choisie auprès du fournisseur.
Une nouvelle aide est également mise en place à partir du 1er septembre pour l’achat ou la location d’un véhicule électrique d’occasion auprès d’un professionnel.
Financée par les certificats d’économies d’énergie, cette aide concerne notamment les voitures particulières 100 % électriques, immatriculées pour la première fois en France entre 2017 et 2023 et répondant aux conditions prévues pour leur batterie.
Le montant de l’aide dépendra de l’opérateur qui la propose.
Enfin, le taux de prélèvement à la source calculé à partir de la déclaration de revenus effectuée au printemps s’applique aux salaires et pensions versés à compter de septembre.
Aucune démarche particulière n’est nécessaire lorsque la situation personnelle et financière du contribuable n’a pas changé. Le taux est automatiquement actualisé à partir des informations transmises lors de la déclaration de revenus.
Le 1er septembre 2026 s’accompagne donc de plusieurs changements qui touchent directement les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités, les patients, les consommateurs de gaz et les automobilistes. Des évolutions à connaître pour anticiper leurs conséquences sur le budget et les droits de chacun.
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