Carburants : les routiers appelés à se mobiliser le 21 octobre, faut-il craindre des blocages ?

Des transporteurs routiers sont appelés à se mobiliser à partir du 21 octobre face à la hausse des carburants. Le mouvement est envisagé à Paris. Quelles conséquences possibles en Camargue et dans les Bouches-du-Rhône ?

Modifié : 12h12

Carburants : les routiers appelés à se mobiliser le 21 octobre, faut-il craindre des blocages ?
Crédit : Markus Spiske de Pixabay

Carburants : les routiers appelés à se mobiliser le 21 octobre, faut-il craindre des blocages ?

 

Face à la forte hausse du prix des carburants, deux organisations professionnelles ont appelé les entreprises du transport routier à se mobiliser à partir du 21 octobre. Un mouvement est envisagé à Paris, mais ses modalités doivent encore être précisées. À ce stade, rien ne permet d’annoncer des blocages en Camargue ou dans les Bouches-du-Rhône.

La colère monte dans le transport routier.

L’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) et la Fédération des autocaristes indépendants (FAI) ont lancé un appel à une mobilisation des entreprises de transport de marchandises et de voyageurs à partir du mercredi 21 octobre 2026 à Paris.

Dans leur communiqué, les deux organisations expliquent que les modalités précises du mouvement doivent encore être annoncées. Il convient donc de rester prudent : entre l’appel lancé par les organisations professionnelles et le 21 octobre, la situation pourrait évoluer en fonction notamment des discussions avec le gouvernement.  

Pourquoi les transporteurs sont-ils en colère ?

Au cœur du mécontentement : le carburant.

Pour une entreprise de transport de marchandises ou de voyageurs, il constitue une dépense majeure. Les organisations professionnelles estiment que l’augmentation des prix met les trésoreries sous pression et qu’elle ne peut pas toujours être répercutée suffisamment rapidement et intégralement sur les clients.  

L’Organisation des transporteurs routiers européens et la Fédération des autocaristes indépendants présentent quatre revendications principales.

Elles réclament une baisse du prix des carburants à la pompe, un renforcement du mécanisme permettant de répercuter les variations du prix de l’énergie dans les contrats, une réévaluation des prix du transport et la réintégration des transporteurs routiers dans les dispositifs d’aide. 

Les professionnels souhaitent notamment que l’indexation du carburant dans le transport routier de marchandises repose sur une référence unique fondée sur les indicateurs du Comité national routier (CNR). Ils demandent également que le mécanisme soit étendu aux contrats privés du transport routier de voyageurs. 

Une situation économique tendue

La hausse du carburant intervient alors que le secteur fait déjà face à des difficultés économiques.

Selon des données de conjoncture de BPCE citées par le média professionnel France Routes, 51 % des entreprises du transport routier de marchandises déclaraient une baisse de leur trésorerie au deuxième trimestre 2026. Le secteur restait également confronté à un nombre élevé de défaillances d’entreprises.  

C’est dans ce contexte que les organisations professionnelles ont décidé de hausser le ton.

Fin septembre, le conseil d’administration de l’Organisation des transporteurs routiers européens avait déjà acté le principe d’une mobilisation. Quelques jours plus tard, la date du 21 octobre était annoncée avec la Fédération des autocaristes indépendants.  

Que pourrait-il se passer le 21 octobre ?

C’est la grande inconnue.

L’appel concerne pour l’instant une mobilisation à Paris à partir du 21 octobre. Les organisations n’ont pas encore détaillé précisément la forme que pourrait prendre le mouvement.  

Il serait donc prématuré d’annoncer des barrages ou des opérations escargot.

Jean-Marc Rivera, délégué général de l’Organisation des transporteurs routiers européens, a expliqué le choix de concentrer l’action sur Paris par la volonté d’interpeller directement le pouvoir politique et les parlementaires. Il a également indiqué que l’organisation ne souhaitait pas pénaliser les citoyens par des blocages en région, ceux-ci subissant eux aussi la hausse des carburants. 

Des blocages en Camargue ou dans les Bouches-du-Rhône ?

Rien ne permet de l’affirmer.

L’appel initial porte sur Paris et aucune annonce des deux organisations à l’origine du mouvement ne permet, pour l’instant, de prévoir des blocages à Arles, Port-Saint-Louis-du-Rhône, Fos-sur-Mer, Martigues ou Istres.

La prudence reste toutefois nécessaire : les modalités du mouvement doivent encore être précisées et la situation peut évoluer d’ici au 21 octobre.

Pour les automobilistes comme pour les entreprises de notre territoire, l’enjeu sera donc de suivre les prochaines annonces des organisations professionnelles et les éventuelles réponses apportées par le gouvernement.