Bagnols-sur-Cèze : quatre ans de prison après la découverte de cannabis, de cocaïne et de 3 500 euros

’affaire avait débuté dans le quartier de la Citadelle, à Bagnols-sur-Cèze, en août 2023.

Modifié : 9h57

Bagnols-sur-Cèze : quatre ans de prison après la découverte de cannabis et de cocaïne

Interpellé après une résistance violente puis une fuite lors d’une consultation médicale, un homme de 24 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Nîmes pour trafic de stupéfiants et plusieurs faits de violences.

 

L’affaire avait débuté dans le quartier de la Citadelle, à Bagnols-sur-Cèze, en août 2023. Repéré par les policiers grâce à la vidéoprotection, un jeune homme de 24 ans avait violemment résisté lors de son interpellation. Cannabis, cocaïne et près de 3 500 euros en petites coupures avaient été retrouvés dans son sac à dos. Après une fuite lors de sa garde à vue, il avait finalement été rattrapé quelques heures plus tard. Jugé en comparution immédiate à Nîmes, il a écopé de quatre ans de prison ferme.

Une intervention déclenchée par la vidéoprotection

Les faits remontent au 21 août 2023, dans le quartier de la Citadelle, à Bagnols-sur-Cèze. Les policiers avaient repéré, grâce aux images de vidéoprotection, un homme soupçonné de participer à un trafic de stupéfiants.

Le lendemain, les fonctionnaires décident de procéder à son interpellation. L’arrestation ne se déroule toutefois pas sans difficulté. D’après les éléments rapportés à l’audience, le jeune homme oppose une vive résistance et porte deux coups de poing à un policier, avant de le mordre à l’avant-bras.

Lors de son arrestation, les policiers découvrent dans son sac à dos du cannabis, de la cocaïne ainsi qu’environ 3 500 euros en petites coupures. Ces éléments viennent renforcer les soupçons de trafic de stupéfiants qui pesaient sur lui.

Une fuite pendant la garde à vue

Placée en garde à vue, la personne interpellée parvient ensuite à prendre la fuite alors qu’elle se trouve dans le cadre d’une consultation médicale. Elle bouscule alors un policier avant de s’échapper.

La fuite sera de courte durée : le suspect est finalement retrouvé et interpellé trois heures plus tard.

L’affaire est alors rapidement portée devant la justice. Le 25 août 2023, le prévenu comparaît devant le tribunal correctionnel de Nîmes dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate.

Le trafic reconnu, mais plusieurs faits contestés

À l’audience, le jeune homme reconnaît avoir vendu des stupéfiants, revenant ainsi sur une partie de ses déclarations initiales. En revanche, il conteste certains des autres faits qui lui sont reprochés.

Le ministère public avait requis trois années d’emprisonnement ferme. Le tribunal correctionnel de Nîmes a finalement retenu une peine plus lourde, condamnant le prévenu à quatre ans de prison ferme.

La décision prévoit également une interdiction définitive du territoire français. Les trois policiers constitués parties civiles devront par ailleurs être indemnisés par le condamné.

Cette affaire illustre une nouvelle fois les procédures judiciaires engagées à la suite d'opérations de lutte contre les trafics de stupéfiants dans le Gard, où les interpellations peuvent également donner lieu à des poursuites pour violences ou rébellion lorsque les arrestations dégénèrent.